De l’édit de Nantes à l’affirmation de la monarchie absolue

Durant la seconde moitié du XVIe siècle, le royaume de France est ravagé par les guerres de religion, opposant les catholiques aux protestants qui forment alors 10 % de la population. Les premières persécutions contre les protestants commencent vers 1520.

Mais c’est au cours des règnes successifs des trois fils de Henri II — François II (1559-1560), Charles IX (1560-1574) et Henri III (1574-1589) — que les conflits menacent l’intégrité du royaume et l’autorité royale.

L’un des épisodes les plus sombres et qui restera dans les mémoires est le massacre de la Saint-Barthélémyle 24 août 1572. Depuis plusieurs mois l’amiral de Coligny, chef de la faction protestante et principal conseiller du roi Charles IX, tente de convaincre celui-ci d’envahir la Flandre, possession du très catholique roi d’Espagne. Mais les chefs de la faction catholique, les ducs de Guise, ainsi que la reine-mère Catherine de Médicis et le futur Henri III, s’y opposent.

Le 22 août au matin, en quittant le Louvre, Coligny est victime d’un attentat, la noblesse protestante réclame justice. Se sentant menacé, le pouvoir royal ordonne l’élimination des chefs protestants, à l’exception des princes de sang : le massacre démarre à l’aube du 24 août et dégénère en folie populaire contre les protestants dans les rues de Paris, puis en province.

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Le massacre de la Saint-Barthélémy, de François Dubois (1529-1584)
photo © Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne (Suisse)

 

 

Il faudra attendre la signature de l’édit de Nantes en 1598 pour que le royaume se pacifie.

« Edit de tolérance », l’édit de Nantes reconnaît la liberté de culte aux protestants, tout en l’entourant de garanties et limites.

Il est signé par le nouveau roi Henri IV, qui succède à Henri III mort sans héritier. Henri IV, prince de sang, roi de Navarre et ancien chef protestant durant les guerres de religion, doit se convertir au catholicisme pour accéder au trône.

Il combat cependant le parti des ultra-catholiques. La religion est un enjeu pour la toute puissance du pouvoir royal. La lutte contre les protestants va se poursuivre, mais le roi veut aussi s’imposer face à l’Eglise de France et les ingérences de la papauté. C’est le gallicanisme, théorisé dans l’édit royal de 1682, rédigé par Bossuet, sous Louis XIV : le pouvoir des papes est purement spirituel et le rois ne peuvent donc leur être soumis ; la puissance spirituelle du pape est limitée en France par les coutumes du royaume et de l'Église.

Publié le - Mis à jour le 14-06-2018

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