Grandes découvertes et révolution copernicienne

L’âge des grandes découvertes débute à la Renaissance, au milieu du XVe siècle, élargissant la vision du monde. Les Européens cherchent à atteindre l’Orient (Inde, Chine, Japon) pour en importer les produits de grande valeur que sont alors la soie et les épices.

Les route des Indes

La route terrestre est contrôlée par les Ottomans depuis la prise de Constantinople (l’Istanbul d’aujourd’hui) en 1453. Pour la contourner, les Portugais cherchent la route maritime en longeant l’Afrique et en entrant dans l’océan indien (Vasco de Gama en 1498).

L’Espagne finance le projet de Christophe Colomb : atteindre l’Inde par l’Ouest. La traversée de l’Atlantique le conduit sur les rives d’un continent inconnu des Européens, l’Amérique, en 1492.

D’autres accosteront sur le continent américain, cherchant toujours la voie maritime vers les Indes : le Portugais Cabral découvre le Brésil en 1500, le Français Jacques Cartier découvre le Canada en 1534. En cherchant le passage Sud-Ouest vers les Indes, l’Espagnol Magellan effectue de 1519 à 1522 le premier  « tour du monde ».

La cartographie et l’astronomie, s’appuyant sur les sciences mathématiques, font un bond en avant et facilitent les expéditions de ces grands navigateurs.

L'idée d'une Terre sphérique

L’Allemand Regiomontanus, mathématicien, astronome et astrologue, conseille à ceux qui veulent comprendre le mouvement des étoiles de « lire ces théorèmes à propos des triangles » (dans Sur les triangles 1464). Il construit le premier observatoire astronomique d’Allemagne et publie les Éphémérides, véritable carte quotidienne du ciel de 1475 jusqu’en 1506, qui seront largement utilisées par Christophe Colomb.

L’idée d’une terre sphérique, bien que déjà présente dans l’Antiquité, trouve sa traduction sur une surface plane grâce au portugais Pedro Nunes, qui met au point plusieurs instruments pour le repérage en mer et les mesures d’angles, suivi des travaux du flamand Mercator. En 1569, Mercator met au point la première projection cartographique : une méthode de représentation de la réalité sphérique du globe sur un plan plat.

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Le planisphère de Cantino, 1502, conservé à la Bibliothèque Estense de Modène (Italie) © DR

 

Les Européens découvrent d’autres territoires sur la planète et questionnent scientifiquement la place de la terre dans l’univers.

Copernic rompt avec l’idée, datant d’Aristote, d’un univers prenant la terre comme centre : pour lui, le soleil est au centre (héliocentrisme) et la terre tourne autour de lui. Cette révolution scientifique, aux implications philosophiques sur la place de l’homme dans l’univers, est combattue par l’Eglise.

Copernic publie sa thèse en 1543  en la présentant comme une « hypothèse mathématique ». En 1596, dans le Mysterium Cosmographicum, l’astronome allemand Johannes Kepler affirme sa position copernicienne, précisant les positions des planètes et les mouvements sur orbite non pas circulaire mais elliptique.

Poursuivi pour ses convictions luthériennes comme coperniciennes, Kepler se réfugiera en 1600 à Prague, à la cour de Rodolphe II. L’hypothèse copernicienne, déclarée contraire à la Bible en 1616, ne verra levée sa mise à l’index par l’Église qu’en 1757.

 

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Publié le - Mis à jour le 14-06-2018

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