Les cafards seraient les seuls à survivre en cas de guerre nucléaire

Data science vs fake

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Qui surviverait à une guerre nucléaire ?

On entend parfois dire que les cafards seraient les seuls à survivre, en cas de guerre nucléaire. Qu’en est-il réellement ? Allons voir les chiffres. Pour évaluer les dégâts causés par les radiations nucléaires, on utilise une unité, le Gray, qui mesure la dose absorbée par le corps. Prenons l’exemple de l’essai nucléaire de 15 mégatonnes en 1954 sur l’atoll de Bikini. À supposer qu’ils échappent à la mort par brûlure ou sous l’effet de l’onde de choc, les êtres vivants situés à proximité subissent une irradiation gamma intense. Pour l’espèce humaine, la dose d’irradiation aiguë provoquant le décès d’un adulte sur deux est d’environ 4 Gray, soit la dose reçue à 200km du point d’impact, 12 heures après l’explosion. 

Et pour les animaux ? 

Plus on se rapproche du point d’impact, plus l’irradiation est forte, et plus les espèces sont touchées. Une poule sur deux meurt si elle est soumise à une irradiation aiguë de 5 Gray, la dose est de 6 Gray pour les souris, 9 Gray pour le saumon royal, 23 Gray pour le grillon domestique. Et pour notre cafard, le Blatella germanica, 50 % des effectifs ne survivent pas à une dose de 30 Gray. Une dose bien inférieure à celle du cloporte commun : 225 Gray, ou encore celle pour un coléoptère, le Dermeste noir : 1066 Gray.
Et tout ceci n’est rien comparé au tardigrade Milnesium tardigradum, dont la moitié survivent à 5000 Gray. Tandis que la bactérie Déinococcus radiodurans, elle, supporte cette dose sans faillir. La dose létale tuant 50 % de ses effectifs est de 10 000 Gray. Donc non, les cafards ne seraient pas les mieux placés pour survivre en cas de guerre nucléaire.

Réalisateur : Pascal Goblot

Producteur : Escalenta, Universcience, Arte G.E.I.E, France Télévisions, IRD

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 04-10-2018

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