L'arbre dans la Bible et dans les textes

Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas. Si ça vous branche, je vous emmène pour une grande balade en forêt. En partant d'un tronc commun, nous explorerons toutes les branches des activités humaines en faisant flèche de tout bois, mais sans laisser les arbres nous cacher la forêt.

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Auprès de mon arbre, nous vivrons heureux. Si vous n'êtes pas dur de la feuille, nous écouterons le son du cor, le soir au fond des bois : c'est très branché. Nous apercevrons Maître Corbeau, sur un arbre perché. Nous croiserons peut-être une femme-tronc, quoiqu'à vrai dire, sans langue de bois, je préfère la Belle au bois dormant... dame, on n'est pas de bois ! Et si nous rencontrons le loup, que la faim fait sortir du bois, il verra de quel bois je me chauffe !

Vous craignez que l'on vous attende au coin du bois ? Cessez de trembler comme une feuille et touchez du bois : il suffit d'être prudent, de ne pas scier la branche sur laquelle vous êtes assis et de ne surtout pas mettre le doigt entre l'arbre et l'écorce. Si vous n'abusez pas de l'alcool de bois, aucun risque de vous réveiller avec la gueule de bois. Et même si vous trouvez parfois que ça sent le sapin, vous pourrez toujours vous rattraper aux branches.

Allons, ne restez pas planté là comme l'oiseau sur la branche, vous allez prendre racine. Suivez-moi sans crainte, je suis du bois dont on fait les flûtes. Mais n'essayez pas de me refiler un chèque en bois, ou vous pourriez recevoir une volée de bois vert !

Alors, c'est d'accord, tu m'accompagnes, vieille branche ?

L'arbre au commencement : symbole de vie, de fertilité, d'union entre l'humain et le divin, l'arbre est présent dans la plupart des récits des mythes fondateurs et des grandes religions.

 

Le saviez-vous ?
Les romains et les grecs vouaient un culte à certains arbres en leur attribuant une incarnation divine. Ainsi, le chêne était dédié à Zeus, l'olivier à Athéna, le laurier à Apollon et le pin à Poséidon.

 

L'arbre dans la bible

L'image de l'arbre accompagne tous les grands moments du récit biblique :

  • c'est pour avoir goûté au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal que l'homme se voit chassé du Jardin d'Eden;
  • c'est au pied du buisson ardent que Moïse reçut de Dieu la mission de délivrer le peuple juif d'Egypte;
  • c'est sur la Croix, également appelé arbre de Golgotha, que le Christ rachète les péchés de l'humanité.

"En plaçant l'homme et la femme dans le jardin d'Éden, au milieu duquel était planté l'arbre de vie, l'éternel Dieu lui permit de manger librement de tout arbre du jardin, à l'exception d'un certain arbre, qu'il nomma l'arbre de la science du bien et du mal : Le jour où tu en mangeras, dit-il, tu mourras de mort. Or, le serpent, qui était le plus fin de tous les animaux des champs, dit à la femme : Vous ne mourrez nullement; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux seront ouverts et vous serez comme des dieux"

Le Livre de la Genèse, xxx

L'arbre, charpente du monde

Dans la mythologie scandinave, Yggdrasil (un frêne ou un if) est l'arbre cosmique, le pilier de l'univers. Le mythe raconte qu'il se situe au centre du monde, plongeant ses racines dans le royaume des morts et élevant ses branches vers le royaume des dieux. Symbole du lien entre l'humain et le divin, il représente aussi la lutte entre le bien et le mal. En effet, alors qu'une de ses racines puise dans la fontaine de Mimir une source qui est le fondement de la sagesse cachée, une autre est continuellement dévorée par le serpent Nidhogg.

En chine, l'arbre Kaien Mou symbolise lui aussi l'axe du monde. Dressé au centre de l'univers, il a neuf branches et neuf racines par lesquelles il touche aux neuf cieux et aux neuf sources, séjour des morts.

Quand l'arbre donne sens : un tronc d'où partent de grosses branches, qui chacune se divise en branches plus petites, et ainsi de suite jusqu'aux plus petits rameaux : la structure de l'arbre se retrouve, sous une forme abstraite, dans de nombreux domaines.

 

Le saviez-vous ?
Selon Aristote, toute la Philosophie est comme un arbre dont les racines sont la Métaphysique, le tronc la Physique, et les branches qui sortent de ce tronc toutes les autres sciences : la Médecine, la Mécanique et la Morale.

 

L'arbre mathématique

Pour le mathématicien, un arbre est simplement un "graphe connexe acyclique" : c'est donc un ensemble de sommets reliés par des arêtes (graphe), d'un seul tenant (connexe), où l'on trouve toujours un chemin et un seul entre deux sommets donnés (pas de boucles, ou cycles).

L'arbre généalogique

Notre arbre généalogique devrait être un arbre "binaire", puisque chaque personne a exactement deux parents. Mais si on le prolonge suffisamment il cesse d'être un arbre au sens mathématique, car on trouve forcément des ancêtres à qui nous sommes reliés par plusieurs chemins différents. En effet, si nos 2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc. étaient tous distincts, en remontant à l'an 1300 nous aurions plus d'ancêtres que le monde ne comptait d'habitants !

A l'époque médiévale, l'homme étant volontiers assimilé à un arbre qui pousse, le recours à l'image de l'arbre pour décrire le lignage humain s'est peu à peu imposé. Ainsi, dès le VIIIe siècle, l'Eglise instaura l'arbre de parenté afin d'éviter tout risque de consanguinité dans les mariages entre parents. Ce n'est qu'au XVe siècle que cet arbre de parenté donna naissance à l'arbre généalogique qui connut très vite un immense succès.

Très longtemps employée sur un mode hyperréaliste, cette métaphore végétale s'est souvent traduite par la représentation de générations d'enfants, de parents et de grands-parents disposés sur les branches d'un arbre.

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L'arbre phylogénique

Pour représenter l'évolution des espèces animales, on dessine un arbre phylogénique. L'espèce (vivante ou disparue) située à la racine est reliée à celles auxquelles elle a donné naissance, et celles-ci à leurs propres descendantes. La longueur des branches reflète la durée de chaque étape de l'évolution. On représente souvent cet arbre la tête en bas, avec la racine au sommet.

L'arbre informatique

Même les ordinateurs se promènent dans les arbres. Un programme qui joue aux échecs doit choisir le coup à jouer dans une position donnée. Il examine un certain nombre de coups possibles, qui conduiraient chacun à une nouvelle position. Pour chaque position, il envisage les différentes répliques de l'adversaire, et pour chacune d'elles les coups qu'il pourra jouer... Voyez-vous les branches de l'arbre pousser ?

 

En partenariat avec CNRScnrs

le centre national de la recherche scientifique est un organisme public de recherche (etablissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche).

Publié le - Mis à jour le 14-10-2015

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