Les Capétiens et le pouvoir d'Etat

A la fin du Xe siècle, l'autorité centrale carolingienne est affaiblie au profit des lignages aristocratiques, particulièrement des princes territoriaux.

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Statue de Pépin le Bref, roi des Francs.
Château de Versailles, galerie de l'aile du Nord.
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De L'élection à l'hérédité

Le premier roi de la dynastie capétienne, Hugues Capet, est issu de l’un de ses lignages, les Robertiens, qui se sont illustrés dans la lutte contre les invasions des Vikings, descendus jusqu’aux portes de Paris. Au point que dans les dernières années de la dynastie carolingienne en pleine décomposition, forts de leur prestige, les Robertiens ont exercé le pouvoir royal par intermittence (Eudes, puis son frère Robert, au début du Xe siècle). A la mort du dernier roi carolingien Louis V, en 987, Hugues Capet, qui a hérité du titre de duc des Francs par son père, réunit l’assemblée des grands du royaume franc, et, avec le soutien du clergé, se fait élire roi, au détriment du prétendant légitime Charles de Basse-Lorraine, oncle de Louis V, jugé trop proche de la cour de Germanie. Les premiers Capétiens prennent soin de faire élire et couronner leur fils aîné de leur vivant jusqu’à Philippe Auguste en 1165, ensuite la légitimité dynastique des Capétiens est suffisamment installée.

La menace plantagenêt

L’identité du royaume s’affermit face aux grands féodaux : vassaux du roi, ils doivent lui prêter hommage pour leurs possessions. Mais la menace vient du futur roi d’Angleterre, le Plantagenêt Henri II. Duc de Normandie, il est vassal du roi de France. Alors qu’il participe à la seconde croisade, Louis VII se persuade de l’infidélité de sa femme Aliénor, héritière du duché d’Aquitaine : en 1152 il obtient la nullité du mariage, ils divorcent. La même année, le futur roi d’Angleterre épouse Aliénor et domine ainsi un tiers du royaume de France. Le successeur de Louis VII, Philippe Auguste, met un coup d’arrêt aux menaces extérieures, en s’illustrant notamment à la bataille de Bouvines en 1214 contre l'empereur du Saint Empire germanique et le comte de Flandre alliés au souverain anglais.

La fin d’une société féodale

Parallèlement à l’unité territoriale, les rois capétiens s’emploient à organiser l’administration et la centralisation du royaume. Louis IX, dit Saint Louis, petit-fils de Philippe Auguste, crée le parlement, cour souveraine dans le domaine de la justice, affirme le droit du roi à légiférer dans tout le royaume, met en circulation une monnaie royale stable et fiable… Philippe le Bel, le dernier des grands Capétiens directs, connu pour son affrontement avec la papauté installée à Avignon pour échapper aux troubles romains, est à l’origine des états généraux (la réunion des représentants des trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état).

 

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Publié le - Mis à jour le 11-05-2018

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