la guerre de Cent Ans : succession et territoires, une lutte franco-anglaise

En 1328, le troisième et dernier fils de Philippe le Bel, capétien, meurt sans descendant mâle.

Image ContenuIsabelle de France, sa dernière fille, qui a épousé le roi d’Angleterre Edouard II, a un fils qui vient d’être couronné roi d’Angleterre sous le nom d’Edouard III. Ce dernier se porte prétendant au trône de France ; mais les pairs français désignent Philippe de Valois (Philippe VI), qui monte sur le trône et fonde la dynastie des Capétiens Valois. Si Édouard III d’Angleterre prête alors hommage à Philippe et le reconnait pour roi, il refuse, à la cérémonie d’hommage de 1329, de joindre les mains devant lui : il ne prête qu’un « hommage simple », reconnaissant Philippe comme son seigneur mais non son « suzerain suprême ». La question dynastique pèsera lourd dans la montée de tension entre Philippe de Valois et Edouard III.

A cette question s’ajoutent des conflits territoriaux :

La Guyenne est un des territoires qu’Edouard possède en France, et pour lequel il doit allégeance au roi Français. Philippe VI vient de lui confisquer ce duché, au prétexte qu’Edouard y aurait rompu son contrat de vassalité. Ce à quoi, en octobre 1337, l’Anglais répond par ce qui est considéré comme la déclaration de ce qui sera appelée la guerre de Cent Ans : Nous conquerrons par notre puissance notre héritage de France et, de ce jour, nous vous défions et vous tenons pour adversaire.

La Flandre fait partie du royaume de France et fait frontière entre celui-ci et le Saint-Empire. Ses drapiers achètent de la laine anglaise, et l’embargo anglais sur la laine, destiné à faire pression sur les Flamands, est toujours en vigueur, causant le chômage. Le chantage anglais porte ses fruits : des marchands réclament le rapprochement avec l’Angleterre.

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Publié le - Mis à jour le 07-06-2016

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