La guerre de Cent Ans : le conflit entre le royaume de France et le royaume d'Angleterre

La guerre de Cent Ans est le conflit qui opposa pendant plus d’un siècle, à la fin du Moyen Âge, le royaume de France au royaume d’Angleterre sur le continent.

Image ContenuCommencée en 1337 lorsque le roi d’Angleterre réclama la couronne de France, entrecoupée de périodes de paix, elle se termina par la victoire française, scellée par le traité de Picquigny en 1475. Le royaume de France, malgré d’importantes destructions, en est sorti raffermi avec les bases d’une organisation étatique moderne et la naissance du sentiment national, incarné par Jeanne d’Arc.
Elle est parfois appelée la seconde guerre de Cent Ans pour la distinguer du conflit qui opposa les dynasties des Capétiens et des Plantagenêt sur une période de 100 ans (1159 à 1259), où « Anglais » et « Français » étaient déjà les principaux protagonistes.

Lorsque démarre la guerre de Cent Ans, en 1337, les Etats ne sont encore que des possessions basées sur des liens dynastiques impliquant des rapports féodaux entre les hommes.

Image ContenuLe ciment de l’Europe, la chrétienté avec l’autorité du Pape, commence à se fissurer. Entre royaumes, on ne confère plus de croisades à faire ensemble, mais de territoires, de possessions de chacun, et donc de dynasties.

Les dynasties, définies comme des suites de souverains appartenant à la même famille, se partagent les trônes des royaumes selon des logiques propres, souvent étrangères à la raison géographique. La dynastie des Plantagenêts, qui à partir du XIIIe siècle, a vu son centre glisser de la France vers l’Angleterre, est celle qui gouverne cette île. La dynastie des Capétiens, qui a régné en ligne directe sur la France de 987 à 1328, se veut toujours légitime sur ce trône, au prix d’une ramification avec la dynastie des Valois.

Une même dynastie peut régner sur des régions totalement saupoudrées : le territoire d’un royaume en abrite d’autres, qui peuvent être dans la sphère d’influence d’un autre royaume fort distant. L’essor des échanges rendent certaines régions commercialement dépendantes de tel ou tel royaume. Sur le royaume français, le duché de Guyenne par exemple (actuelle Aquitaine) est un fief anglais qui exporte son vin vers l’île ; mais le roi d’Angleterre, duc de Guyenne, reste vassal du roi de France. La Bretagne exporte vers l’île anglaise son sel, et c’est son Duc, à l’inverse, qui rend hommage au Roi d’Angleterre. Quant à la Flandre, ses drapiers importent la laine britannique et ont simplement un intérêt moderne à être dans la sphère d’influence anglaise. Bourgogne et champagne qui alimentent paris par le bassin de la Seine sont naturellement dans la sphère française. En revanche le débouché de ce bassin vers la mer face à l’Angleterre, la Normandie, se trouve sous les deux attractions. Les intrigues des souverains français et anglais pour conserver Guyenne, Flandres, Bretagne, ou même Écosse, sous leur influence, participeront à pousser à la guerre les deux royaumes.

Publié le - Mis à jour le 07-04-2016

Recommandations