Jeunesses hitlériennes, du rêve au cauchemar

L’histoire des Jeunesses hitlériennes commence avec celle du Parti nazi (NSDAP) dans les années 1920. En 1918, après la défaite de l’Allemagne, la paix imposée par le Traité de Versailles inflige de telles sanctions que les vaincus l’interprètent comme un acte de guerre. Et un homme entend bien mener cette guerre : Adolf Hitler.

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8 novembre 1923 : Adolf Hitler tente un putsch (dit de la Brasserie ou de Munich) qui rate. Il effectue 13 mois de détention qu’il met à profit pour écrire Mein Kampf. Après ce moment, il préfère prendre le pouvoir par les urnes et il met en place tout un système où la jeunesse prend une place importante. Les jeunes Allemands se réunissent dans une organisation (l’Association de Jeunesse pour la Grande Allemagne) fondée par Kurt Gruber, étudiant en droit et premier dirigeant, qui s’autoproclame un peu plus tard la « Hitlerjugend ».

À cette époque, tous les partis politiques ou organisations syndicales ont leur mouvement de jeunesse. Tous s’inspirent du mouvement scout et proposent des loisirs.
Les jeunesses hitlériennes offrent, comme les autres mouvements, des activités aux enfants sans distinction sociale, grâce à l’uniforme obligatoire. Rapidement, la Hitlerjugend gagne du terrain, comme le Parti nazi. 

Au tout début des années 30, Hitler n’est pas vraiment convaincu par ses militants trop jeunes pour voter. C’est en 1932, avec l’arrivée d’un nouveau responsable, Baldur Von Schirach, qui rassemble, à Postdam, dans un stade bondé, plus de 50 000 jeunes pour l’accueillir, qu’Hitler comprend que les jeunes sont devenus l’avenir de son mouvement.

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