Mobilités, flux et réseaux en France

Les Bons Profs - Géographie 1ère

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DYNAMIQUES TERRITORIALES DE LA FRANCE CONTEMPORAINE

A l’ère de la mondialisation, la circulation des hommes et des marchandises à tendance à s’accélérer avec des conséquences sur les territoires.

I. Des mobilités accrues

A. Une population plus mobile

Les mobilités se sont accrues même si la population française n’est traditionnellement pas très mobile, contrairement aux étatsuniens par exemple.

  • La population a tendance à se déplacer du Nord, plus dynamique démographiquement, vers le Sud, pour des raisons variées. On connaît l’émigration de retraités poussés par l’héliotropisme, l’attrait pour le soleil, et des populations diplômées car le Sud est un espace plus dynamique, valorisé.
  • Les mobilités qui ont le plus augmenté sont les mobilités pendulaires, c’est-à-dire les déplacements quotidiens sur des distances assez courtes à des heures relativement fixes.
  • 90 % des déplacements à l’heure actuelle se réalisent dans un espace de moins de 50 km, à cause de l’étalement urbain, ou encore des travailleurs transfrontaliers qui vont travailler à l’étranger tous les jours, 300 000 en France.

B. Des flux de nature variée

Un flux est une circulation de personnes, de marchandises ou de services régulière : elle se répète et peut être figurée sur une carte par des figurés linéaires (flèches).

  • La France est économiquement un pays ouvert : elle réalise beaucoup d’importations et d’exportations. 70 % du commerce français est réalisé avec l’UE. Il y a aussi des flux immatériels d’informations, de capitaux qui supposent des infrastructures adaptées à cette circulation.
  • La France est un pays de transit : par exemple 50 % des passagers aériens qui atterrissent en France ne font que passer, de même pour les transports de marchandises puisque 20 % des marchandises qui traversent la France ne s’y arrêtent pas. Cela s’explique par la position géographique de la France.

 

II. Des infrastructures adaptées

A. Le poids encore prédominant de la route

  • La route demeure la structure de transport prédominante, puisque 80 % des déplacements de personnes et de marchandises se font par la route.

B. Des infrastructures qui ouvrent la France à l’extérieur

  • Des aéroports importants ouvrent la France sur le monde, comme Roissy-Charles-de-Gaulle qui est un hub mondial. Les Lignes à Grande Vitesse (LGV) relient la France à ses partenaires européens.
  • Les façades maritimes ouvrent la France sur l’extérieur, même si les ports français ne sont pas très importants au niveau mondial. Marseille n’est que le 6e port européen.

C. Un réseau bien structuré

  • Ce réseau est bien structuré, avec des espaces privilégiés.
  • La vallée du Rhône est un axe routier et ferroviaire très important. Pour le trafic fluvial, les vallées de la Basse-Seine et du Rhin sont particulièrement importantes.

 

III. Ce qu’il reste à faire

A. Un problème de durabilité

Il y a un problème de durabilité.

  • Les transports sont polluants, responsables de 25 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) et provoquent également des problèmes de saturation, avec des embouteillages.
  • Il y a aussi des conflits d’usage. On l’a vu quand des riverains se sont opposés à la construction d’un aéroport dans la région de Notre-Dame-des-Landes. Pour cela, on envisage des transports plus propres, comme le tramway, le covoiturage, ou à l’échelle nationale, le ferroutage c’est-à-dire le fait de mettre des camions sur des trains pour diminuer la pollution.

B. Une fracture numérique

Un phénomène plus récent est la fracture numérique. Depuis les années 1990, la France est entrée dans l’ère d’Internet et de la téléphonie mobile. Or, l’ensemble du territoire n’est pas couvert par les techniques numériques les plus récentes. Cela représente des coûts que doit consentir l’État Français.

C. De grands aménagements

Enfin, de grands aménagements sont prévus à travers le Schéma National d’Infrastructure de Transport (SNIT, 2009). Il se propose de favoriser la multimodalité, c’est-à-dire l’association de plusieurs moyens de transport, d’améliorer les relations entre l’Est et l’Ouest de la France délaissées par la structure en étoile du réseau, et d’améliorer par des canaux et des LGV nos relations internationales.

Conclusion : Si les mobilités se sont accrues et modifiées en France, elles impliquent aussi une transformation de l'aménagement du territoire qui les favorisent et qui les améliorent.

Réalisateur : Les Bons Profs

Producteur : Les Bons Profs

Production : 2016

Publié le - Mis à jour le 24-06-2019

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