Le continent africain face au développement et à la mondialisation

Les Bons Profs - Géographie Terminale

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Quelle place pour l'Afrique dans la mondialisation ?

Depuis quelques années, on constate une intégration progressive de l’Afrique dans la mondialisation. Quels sont les atouts et les handicaps de l’Afrique pour son intégration à la mondialisation, et quels sont les effets de la mondialisation sur le continent africain ?

Le défi du développement en Afrique

La situation initiale de l'Afrique est marquée par le mal-développement ou le sous-développement. Les PIB / habitant et IDH (Indicateur de développement humain) sont faibles en Afrique (IDH entre 0,4 et 0,7). Les difficultés sont nombreuses : sanitaires, sociales, économiques, politiques. Une grande partie de l’Afrique, la zone sahélienne, fait partie de « l’arc des crises », région très instable et notamment soumise au terrorisme.

Aujourd’hui, la bombe démographique du monde n’est plus en Asie. L’Afrique a dépassé le milliard d’habitants et  connaît encore des taux de croissance extrêmement importants. Conséquences :

  • gestion d’une population jeune : 40 % de la population a moins de 15 ans, ce qui pose des problèmes de scolarisation.
  • difficultés sanitaires, notamment avec le virus du VIH qui touche beaucoup les pays de l’Afrique australe et fait toujours de nombreux morts sur le continent africain.

Une intégration ambiguë dans la mondialisation

Insertion de l’Afrique dans la mondialisation est imparfaite et incomplète. Par le passé, on montrait l’Afrique comme un continent à l’écart de la mondialisation, aujourd’hui ce n’est plus tout à fait le cas. L’Afrique a des atouts : des ressources (hydrocarbures) et des richesses peuvent y être exploitées.

Les mobilités se sont accrues. Or, elles sont le symptôme de la mondialisation. Les migrations internes au continent sont très importantes ainsi que les flux d’informations (forte présence de la téléphonie mobile).

C’est un continent qui poursuit son urbanisation et qui est en voie de métropolisation (exemples : Lagos, plus grande métropole du Nigéria ; Johannesburg en Afrique du Sud). De plus, il y a une émergence d’une classe moyenne qui comprend environ une centaine de millions d’habitants, c’est-à-dire environ 10 % de la population totale.

L’Afrique continue à souffrir de problèmes qui nuisent à son intégration. Des problèmes d’infrastructures, de liaisons entre les États, de transport ou d’équipement portuaire. On remarque qu’il y a un certain nombre d’États enclavés, sans aucun accès à la mer et dont le développement est ralenti à cause de cela.

Les richesses conduisent certains États à se contenter d’économies de rente : ils bénéficient des profits que permet la vente des hydrocarbures (souvent dirigées par les firmes transnationales étrangères), mais cet argent ne sert pas forcément à investir dans le tissu économique du pays.

Le Sahara est un exemple de la mondialisation illicite. C’est une zone de trafics divers : de personnes, de drogues, d’armes, voire d’organes.

Quelles perspectives pour l’Afrique ?

Le continent suscite les appétits des grandes firmes transnationales, mais aussi de pays émergents, notamment la Chine. On utilise le mot « Chinafrique » pour exprimer la main-mise que la Chine exercice sur le continent africain. La Chine est intéressée par le land grabbing : le fait d’accaparer les terres agricoles que l’Afrique vend. En effet, l’Afrique dispose de 60 % des terres agricoles disponibles, non encore cultivées dans le monde.

Le continent est hétérogène. Il y a des États en voie de développement : les « Lions africains » (Nigéria, États du Maghreb). L’Afrique du Sud est la seule puissance complète du continent. D’un autre côté, certains pays continuent à stagner, ce sont les PMA (Pays les moins avancés) qui connaissent, encore aujourd’hui, une pauvreté très importante.

Les défis à relever concernent l'alimentation et l'éducation de la population. On parle d’une « révolution doublement verte » puisqu’il faut, d’une part, nourrir la population, et d’autre part faire une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Pourquoi pas une coopération régionale ? Depuis 2002, il existe la nouvelle Union africaine, qui peut être un instrument de l’intégration des États africains dans la mondialisation.

 

Conclusion : On peut parler d’une « croissance à la chinoise » car, aujourd’hui, le continent africain connaît des taux de croissances importants. L’Afrique a-t-elle comme vocation de devenir l’un des nouveaux pôles très actifs de la mondialisation dans les décennies qui viennent ?

Réalisateur : Les Bons Profs

Producteur : Les Bons Profs

Production : 2016

Publié le - Mis à jour le 19-06-2019

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