La vie et le travail dans les camps

Témoignage d'un survivant de la Shoah

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Le quotidien dans les camps

Élie Buzyn : « Entre 1940 et 1942, la situation s'est dégradée très vite. Des maladies infectieuses et contagieuses, liées au manque d'hygiène, ont fait très vite leur apparition. Le tout-à-l'égout était dans la rue. L'alimentation était très limitée. Pour les gens possédant une carte de travail, la ration alimentaire était légèrement supérieure. À la fin de 1942, les nazis ont décidé que le nombre de personnes improductives, c'est-à-dire incapables de travailler, était trop élevé et qu'il fallait les éliminer du camp. Tous les enfants de moins de 10 ans et les gens âgés ont été déportés. On savait qu'ils allaient être assassinés déhors. Pendant l'été 1944, on nous a embarqués dans des wagons à bestiaux pour nous transférer dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, dont on ne connaissait même pas l'existence. À la descente du train, il y avait les sélections. On a fait partir mes parents à gauche, moi, on m'a mis à droite, du côté du travail. On nous a déshabillés, rasés, désinfectés... Très vite, on m'a expliqué que Birkenau était un camp d'extermination, et que tous ceux qui étaient allés à gauche ont été amenés dans des chambres à gaz. Leurs cadavres ont ensuite été incinérés dans des fours crématoires. Moi, j'étais dans un camp de concentration. »

Dans le cadre d'une conférence donnée le 28 mars 2019 au collège Honoré de Balzac, Élie Buzyn livre son témoignage de rescapé de la Shoah.

Production : 2019

Diffusion : 2019

Publié le - Mis à jour le 28-05-2019

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