De l'horreur d'Auschwitz à la libération à Buchenwald

Témoignage d'un survivant de la Shoah

Chargement de la playlist en cours...

Élie Buzyn : « Dans un camp de travail, si vous ne pouvez pas travailler, vous devez mourir. J'ai eu la malchance de tomber malade. On m'a envoyé à l'hopital d'office. Un médecin déporté, qui parlait allemand, m'a dit qu'on allait me soigner. Je ne m'attendais pas à ces paroles. Ce médecin m'a sauvé la vie. Deux pavillons étaient consacrés à l'hopital. L'un était dédié aux malades contagieux et infectieux. Les médecins nazis n'y exerçaient pas, par peur de contagion. Dans l'autre pavillon, en revanche, ils effectuaient des expériences dites scientifiques et médicales sur des déportés vivants.
À un moment, on nous a dit que notre camp était liquidé, et que nous devions prendre nos affaires et sortir. On a commencé une marche, appelée après « la marche de la mort ». Pendant cette marche, si on montrait le moindre signe de faiblesse, on était assassiné par une balle dans la nuque. Le bas de la route était jonché de milliers de cadavres. »

Arrivée au camp de Buchenwald

Les déportés qui nous recevaient à la descente du train ont compris notre angoisse. Ils nous ont rassurés en nous disant qu'il ne s'agissait pas d'un camp d'extermination, mais d'un camp de travail qui existait depuis 1937. Ils nous ont beaucoup aidés, car nous étions épuisés par le transfert d'Auschwitz vers Buchenwald. Le 11 avril 1945, nous avons été libérés par les Américains. »


Dans le cadre d'une conférence donnée le 28 mars 2019 au collège Honoré de Balzac, Élie Buzyn livre son témoignage de rescapé de la Shoah.

Production : 2019

Diffusion : 2019

Publié le - Mis à jour le 27-05-2019

Recommandations