L'hyperpuissance américaine suite à l'explosion de l'URSS

L'éclatement de l'URSS a marqué la fin de l'espérance d'un système alternatif au capitalisme. Face à cette disparition, les luttes sociales se forment aujourd'hui sur des bases nationalistes, voire xénophobes, ou sur des bases religieuses. « La fin des idéologies », comme l'appellent certains, a donc été marquée par un transfert des valeurs, du collectivisme vers le nationalisme ou vers la religion teintée souvent d'intégrisme.

Chute du communiste : quelles conséquences ?

  • Le monde n'est plus organisé en deux blocs antagonistes, mais a éclaté en de multiples pôles. La division en deux blocs a pu signifier un certain « équilibre de la terreur » qui conduisait à une gestion bipolaire des crises. Aujourd'hui, les crises se multiplient dans différents continents ou pays sans aucune régulation. L'ONU, malgré ses efforts, n'est pas parvenue à organiser une gouvernance mondiale. L'irruption de nouveaux acteurs, au poids économique important comme l'Inde, la Chine, le Brésil, rend plus complexe la situation mondiale.
  • Certains prévoyaient le développement d'une hyperpuissance américaine après la chute du communisme. Les mandats des Bush père et fils ont montré les limites de la puissance américaine tant au niveau militaire, qu'au niveau intérieur. La crise économique a multiplié les interrogations sur la puissance américaine dans un pays aux déficits abyssaux et aux systèmes bancaires fragilisés. La présidence Obama a montré des avancées en termes de santé, et le chômage a enregistré le niveau le plus bas en 50 ans sous la présidence de Trump. Pour autant, cela suffira-t-il à repositionner les USA sur la scène mondiale dans une coopération internationale effective et efficace, tout en s'attachant à résoudre ses problèmes intérieurs (inégalités sociales...) ? Ce sont les défis des années qui viennent.
Publié le - Mis à jour le 07-10-2019

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