La libération de Paris

La grande explication

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Quelle est la date de la libération de Paris ?

Le 25 août 1944, des milliers de parisiens envahissent les rues de la capitale. Avec un enthousiasme indescriptible, ils acclament les soldats français et américains venus soutenir l’insurrection populaire. 

Après quatre longues années d’occupation, Paris est enfin libre. Devant l’Hôtel de ville, le général de Gaulle prononce alors son plus célèbre discours. Le lendemain, il descend triomphalement les champs Elysées, piétinant l’humiliation de l’occupation et du régime de Vichy. 

SMS 1 : "On peut revenir sur cette histoire d’insurrection populaire ?"

Depuis le débarquement de Normandie, les résistants parisiens contiennent difficilement leur impatience : il faut libérer Paris. Mais les ordres divergent : les résistants communistes sont prêts à passer à l’action, tandis que les gaullistes ont pour ordre d’attendre les forces alliées. Les syndicats tentent d’installer un climat insurrectionnel. Les cheminots se mettent en grève. Puis ce sont les gendarmes, les policiers, les postiers, les ouvriers, et c’est la grève générale…
Le 18 août, le colonel communiste Henri Rol Tanguy,  chef des Forces françaises intérieures (FFI) d’Ile-de-France, appelle à l’insurrection.

Le lendemain, lorsque Paris s’éveille, des drapeaux tricolores fleurissent les balcons. Les premières barricades se dressent et des combats sporadiques éclatent aux quatre coins de la ville. 

Dans les jours qui suivent, les bâtiments officiels tombent entre les mains des résistants et les affrontements se font de plus en plus violents. 

Mais les réserves de munitions s’épuisent dangereusement… et la rumeur dit qu’Hitler veut transformer la capitale en un champ de ruines. Sans aide extérieure, la révolte parisienne court à l’échec.

SMS 2 : "Mais qu’est-ce qu’ils attendent les alliés ?" 

Après le débarquement du 6 juin 44, les alliés se heurtent à une vigoureuse défense des nazis. La Normandie devient le théâtre d’une bataille acharnée qui dure pendant plus de deux mois. Les alliés se dirigent ensuite vers l’est. En contournant Paris. La libération de la ville serait trop dangereuse, trop coûteuse. Pour le général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées, libérer Paris n’est pas une priorité. 

Mais face à l’insurrection parisienne, Eisenhower se rend bien compte de l’urgence de la situation. Le général de Gaulle achève de le convaincre. Il faut éviter le bain de sang et envoyer des renforts. Des renforts français. Si l’enjeu militaire est moindre, le symbole politique est immense : de Gaulle veut assurer la souveraineté nationale grâce à la libération de Paris, par des forces françaises. Et garantir sa propre légitimité à la tête du pays.

Le 22 août, Eisenhower accepte et la 2ème division blindée du Général Leclerc fonce sur la capitale. Le 24 août, après deux jours et deux nuits de violents combats aux abords de la ville, la 2ème DB (division blindée) entre dans Paris, suivie par la 4e division d’infanterie américaine. 

Les troupes allemandes se rendent. Le bourdon de Notre-Dame, muet depuis 1940 se met à sonner, suivi de toutes les cloches parisiennes. Mais, derrière les rires et les explosions de joie, une nouvelle violence, sourde, s’invite dans les rues de la ville. Une épuration, sauvage, commence. 

SMS 3 : "Une épuration sauvage ?"

Très vite, le désir de vengeance et les règlements de comptes assombrissent la fête. Des tribunaux populaires se forment pour condamner les « traîtres », les « collabos ». 

Dans tout le pays, les femmes accusées d’avoir entretenu des relations intimes avec l’ennemi sont tondues sur la place publique. Les hommes sont fusillés.
 

Réalisateur : Flore-Anne d'Arcimoles

Producteur : INA, France Télévisions, RTS

Auteur : Flore-Anne d'Arcimoles

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 21-09-2018

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