Malcolm X, une autre face du combat

Né Malcolm Little le 19 mai 1925 dans le Nebraska, Malcolm X perd son père, Earl, à l’âge de 4 ans. Prêcheur baptiste et actif supporter du leader nationaliste noir Marcus Garvey, Earl Little est retrouvé mort, son corps écrasé par un tramway. La police classe l’affaire en accident, sa mère tombe en dépression puis est internée ; Malcolm et ses sept frères et sœurs sont placés en foyers d’accueil.

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Portrait de Malcom X, 1964.
Photo © Marion S. Trikosko, U.S. News & World Report Magazine.
Source : Library of Congress,
Prints and Photographs Division, Washington D.C.

Elève brillant et prometteur, il se rêve avocat, à quoi l’un de ses professeurs répond que ce n’est pas un objectif réaliste pour un noir. Il lâche le collège, vit de petits jobs et entre dans la délinquance. Il en arrive à coordonner des réseaux de drogue, prostitution et jeux. En 1946, il est arrêté et condamné à 10 ans de prison. Il se jette dans la lecture intensive, se convertit au mouvement nationaliste noir et religieux, Nation of Islam (NOI). Il est libéré sur parole en 1952, prend le nom de Malcolm X (reniant son nom relié à l’esclavage) et devient vite le leader de la NOI.

Intelligent, organisateur et médiatique, il établit des mosquées à Détroit, Harlem (New York) et dans le Michigan ; le nombre d’adeptes de la NOI passe de 500 en 1952 à 30 000 en 1963. Marié et fidèle époux depuis 1958, il réprouve la vie dissolue et sujette à scandales du chef de la NOI, Elijah Muhammad. Il tient des propos ambigus, proche d’un racisme anti-blanc, à l’annonce de l’assassinat du président. 

Publié le - Mis à jour le 16-02-2016

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