Du boycott des autobus à la marche sur Washington

En 1954, dans l'arrêt Brown v. Board of Education, la Cour suprême des Etats-Unis déclare anticonstitutionnelle la ségrégation raciale dans les écoles publiques de l’ensemble des Etats du pays. Pour la communauté noire, il est essentiel d'aller plus loin. Menée par Martin Luther King, elle mène dix années de luttes qui menèrent, en 1964, à la signature de la loi sur les droits civiques (Civils Rights Acts). 

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Leaders du mouvement des droits civiques lors de la marche sur Washington,
le 28 août 1963. Photo © Warren K. Leffler, U.S. News & World Report Magazine.
Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, Washington D.C.

Rosa Parks, la femme qui dit non 

Le 1er décembre 1955, à Montgomery, dans l'Alabama, une couturière noire, Rosa Parks, est arrêtée et condamnée pour avoir refusé de céder sa place à un Blanc dans l'autobus. Emue, la population noire réagit et lance, sous l'impulsion de Martin Luther King, le mouvement de boycott des bus : pendant un peu plus d'un an, elle circule à pied ou met en place ses propres moyens de transport.

Les actions non-violentes se succèdent et prennent diverses formes :  occupations pacifiques (sit-in) dans les lieux interdits aux Noirs, voyages dans les bus pour défier les ségrégationnistes (Freedom ride), mouvement pour favoriser l’inscription des Noirs sur les listes électorales (Freedom summer)...

La marche non-violente sur Washington

Le 28 août 1963, la marche sur Washington pour l’emploi et la liberté est le point d’orgue du mouvement non-violent pour les droits civiques des Noirs. Plus de 200 000 personnes, dont 80 % d’Afro-Américains, répondent alors à l’appel de grands leaders des droits civiques. Martin Luther King y prononce son célèbre discours I Have a Dream (« Je fais le rêve qu’un jour, jusqu’au fin fond de la Géorgie, du Mississippi et de l’Alabama, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront vivre ensemble comme des frères. »)

Bien que le mouvement soit non-violent, la déségrégation a été émaillée de violences jusqu’à son application effective sur l’ensemble du territoire à la fin des années 1960. 

Publié le - Mis à jour le 30-08-2019

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