Dans le quotidien des soldats de Première Guerre mondiale

Le livre Trois frères dans la Grande Guerre, de la collection « témoignages », des éditions Hachette, raconte, sous forme de lettres, la vie de trois paysans partis à la guerre.

« (…) l’on tire depuis dedans les tranchées, mais le jour où il faudra faire une sortie et monter un assaut ce sera terrible et très meurtrier. » Des mots difficiles que Jean-Baptiste Blazy-Lauzette écrit à son fils de 14 ans, au milieu de la boue et des rats.

Nous sommes en 1914. Cet homme qui n’a jamais quitté sa vallée de l’Ariège a été envoyé à Verdun. Sur une longue ligne, s'étendant des Vosges à la mer du Nord, Allemands et Français s'enterrent dans de grandes fosses. L'un face à l'autre, les deux camps s’affrontent dans une violence inouïe, pour gagner quelques mètres de terrain. Une guerre étrange où les hommes, victimes d’incessants déluges d'obus, connaissent également l’ennui, l’attente et les nouvelles des familles, elles aussi mises à l’épreuve. Un peu plus tard, Henri et Justin, deux frères de Jean-Baptiste, découvrent à leur tour les horreurs de la guerre

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200 lettres des trois témoins

C’est par une série de lettres, entre les trois frères et leur famille, que l’on plonge au cœur de la Première Guerre mondiale. Cette correspondance n’est pas inventée. Elle a été trouvée au fond des tiroirs de plusieurs maisons de la famille d’Annie Collognat-Barès. Étant remarquablement conservées et bien rédigées, cette auteure a passé un an à lire, retranscrire et travailler les 200 lettres des trois témoins de la « Grande Guerre ». Les illustrations et les points historiques complètent fort bien ce récit épistolaire (concernant les lettres). Accessibles aux jeunes lecteurs par leurs mots simples, les lettres des trois combattants rendent avec précision le quotidien des soldats, l'enfer des tranchées et les difficultés des familles loin du front. Un excellent livre pour le « travail de mémoire ».

Pour ne plus jamais recommencer

Le « devoir de mémoire » ou le « travail de mémoire »… Voilà deux expressions qui accompagnent bien souvent certains faits du passé. Pourquoi faut-il préserver la mémoire ? Parce que lorsqu’on entretient un souvenir, on ne l’oublie généralement pas. Ainsi, lorsque l’on commémore (c’est-à-dire se remémorer, se souvenir, ensemble) de la Première Guerre mondiale, l’idée est de ne pas oublier l’horreur de ce conflit, pour ne plus jamais recommencer. Un livre comme Trois frères dans la Grande Guerre contribue à renforcer ce travail de mémoire collectif, qui fait de chacun un citoyen responsable.

Myriam Rembaut

Publié le - Mis à jour le 12-10-2018

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