La police judiciaire

La police judiciaire a pour mission de mettre les auteurs d'infractions de gravité diverses (les vols sont les infractions les plus courantes) à la disposition de la justice et de mener l'enquête à la demande et sous le contrôle des magistrats du parquet.

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Camionette de la police nationale dans les rues de Paris

Pour les besoins d'une enquête, une personne peut être mise en garde à vue par un officier de police judiciaire de la gendarmerie ou de la police. Ces officiers sont des policiers ou des gendarmes (gens d'armes : soldats qui assuraient la police au Moyen Age) qui sont autorisés à poursuivre et arrêter les auteurs d'infractions, sous l'autorité du parquet. La garde à vue est la retenue d'une personne dans un commissariat ou une gendarmerie.

Elle peut durer 24 heures et le procureur de la république doit en être informé. Il peut autoriser la prolongation de la garde à vue pour un nouveau délai de 24 heures maximum. La personne gardée à vue dispose de droits comme le droit de se taire, le droit de faire prévenir sa famille ou de s'entretenir avec un avocat au début de la garde à vue. Pour certaines infractions (terrorisme, trafic de stupéfiants), la garde à vue peut durer au total 4 jours.

A la fin de cette première enquête, le dossier de l'accusé est transmis au juge. Celui-ci interroge l'accusé et peut engager une procédure judiciaire. C'est un juge spécifique, le juge des libertés et de la détention, qui décide du placement de l'accusé en prison en attendant le procès : c'est la détention provisoire.

Pour mener à bien sa mission, la police judiciaire dispose de nombreux pouvoirs. Le policier veille à user de ces pouvoirs conformément à la déontologie : probité, impartialité, secret professionnel, respect de la dignité. Les constatations des policiers étant déterminantes pour la décision de justice, l'enquête doit être effectuée dans le total respect des droits de chacun.

Publié le - Mis à jour le 21-06-2016

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