Ricardo, un économiste majeur de l’école classique anglaise

Une réflexion économique au cœur de l'école classique

David Ricardo est l'un des plus éminents représentants de l’école classique anglaise. Il prolonge et approfondit l’analyse du circuit de production et celle du commerce international, développées par .

David Ricardo a l’ambition de développer une approche scientifique de l’économie, comme les autres économistes dits « classiques » et contemporains de la révolution industrielle. Ceux-ci ont en effet en commun un certain nombre de questionnements, tels que la théorie de la valeur, la répartition des revenus et la dynamique à long terme des sociétés capitalistes.

Les classiques

C'est Karl Marx qui invente le terme de « classique » pour opposer les économistes « classiques » aux économistes « vulgaires » qui n'adhèrent pas à la théorie de la valeur travail, tels que Jean-Baptiste Say ou Robert Malthus.

 

Mais David Ricardo va rompre avec l'approche philosophique d’Adam Smith, philosophe de formation, pour s'orienter uniquement vers une réflexion globale et théorique de l'économie.

Une réflexion économique originale…dont Marx s’inspirera

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Des principes de l’économie politique et de l’impôt
édition de 1817

Ricardo, contrairement à Smith, ne croit pas en un ordre économique spontané et régulé. Il a une vision beaucoup moins optimiste.

David Ricardo insiste sur les antagonismes entre les différentes classes sociales (propriétaires fonciers, capitalistes, salariés). En ce sens, il est le précurseur de Marx.

Sa conception d’une économie convergeant vers un état stationnaire en vertu de la baisse tendancielle des taux de profit, le rapproche également de Marx.

Son ouvrage Des Principes de l'économie politique et de l'impôt constituera la base du raisonnement de Marx, qui va l’amender progressivement, pour proposer sa propre théorie.

Une réflexion économique pour servir la politique économique

L’ambition de Ricardo est de proposer, au-delà d’une théorisation générale de l’économie, des mesures concrètes de politiques économiques que ce soit en matière de commerce international ou de politiques sociales. Il s’oppose, comme Malthus, aux lois sur les pauvres, qui risquent d’inciter les pauvres à l’oisiveté.

Publié le - Mis à jour le 09-02-2016

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