Les nouvelles théories de l’avantage comparatif, une reformulation de la théorie ricardienne

L'ouverture de la boîte noire des avantages comparatifs

Les nouvelles théories montrent que les avantages comparatifs ne sont pas donnés naturellement mais sont construits. Une politique d’innovation et de recherche & développement peut permettre à un pays de se créer des avantages. Ainsi, les avantages ne sont pas donnés une fois pour toute mais peuvent évoluer ou se reconfigurer au cours du temps.

Le modèle HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson), une reformulation de la théorie ricardienne.

L’échange international y est fondé sur les différences de dotations relatives de facteurs de production (travail/capital) entre pays. Les pays ne disposent pas des facteurs de productions dans les mêmes quantités.

Selon le théorème HOS, chaque pays doit se spécialiser dans la production et l’exportation du bien dont la production utilise de façon intensive le facteur qui est relativement plus abondant dans le pays. Il doit importer le bien dont la production est intensive dans le facteur relativement rare. Selon ce principe, le commerce entre différents pays est supposé conduire à l'égalisation des rémunérations des facteurs de production entre les pays.

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Des spécialisations mobiles et évolutives

Dans le modèle de Ricardo, les différences de productivité relatives, à l'origine des avantages comparatifs, dépendent d’une disponibilité inégale des techniques de production entre les pays. On parle aussi de modèle technologique.

Les analyses néo-technologiques ont permis de renouveler la théorie des avantages comparatifs. Elles ont été initiées par la théorie du cycle du produit proposée en 1966 par l’économiste américain Raymond Vernon.

  • Un produit innovant nécessite pour sa production les technologies les plus avancées. Or seuls certains pays ont initialement la capacité technologique de réaliser cette innovation.
  • Ils vont la produire jusqu’à ce que le produit soit suffisamment diffusé et standardisé pour être réalisé par des pays aux moindres compétences technologiques.
  • Les pays les plus avancés auront à nouveau innové et se seront spécialisés dans d’autres secteurs à nouveau très intenses en capacités technologiques.
Publié le - Mis à jour le 09-02-2016

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