Les innovations, au cœur de la compétitivité des entreprises

L’innovation et les théories de la croissance endogène

La théorie de la croissance endogène a son origine en 1986 dans un article de l’économiste américain Paul Romer, intitulé Increasing Returns and Long Run Growth.

Pour les tenants de cette théorie, la croissance est un phénomène cumulatif. A la source de ce phénomène cumulatif, se trouvent les agents économiques :

  • Ils accumulent différentes formes de capitaux (expérience et savoir-faire, éducation et formation professionnelle, infrastructures publiques, etc.)
  • Ils innovent et font de la recherche-développement.

Les études des théoriciens de la croissance endogène reprennent ainsi des éléments d’analyse de Schumpeter : l’innovation, le processus dynamique de la croissance.

Innovation et compétitivité hors-prix

La concurrence des pays en développement, grâce notamment à leur bonne compétitivité-prix, tend à renforcer la recherche de compétitivité hors-prix des entreprises des pays riches. Celle-ci passe notamment par la mise en œuvre d’innovations de toute nature.

la compétitivité hors-prix

La compétitivité hors-prix est un avantage concurrentiel qui repose sur les caractéristiques de l’offre (la qualité, l'innovation, l’image de marque, les services associés, l'ergonomie, le design, etc.). Elle se distingue de la compétitivité-prix où l’avantage concurrentiel repose sur des coûts de production bas (dans ce cas on parle de compétitivité-prix).

 

Le but recherché est, comme l’avait bien analysé Schumpeter, de pouvoir se situer sur une niche, qui assurera à l’entreprise innovatrice une rente de monopole, dont la durée est cependant plus ou moins longue. L’existence de droits de propriété intellectuelle comme les brevets sont une garantie de protection des innovations contre l’imitation par des concurrents.

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Les machines Nespresso, filiale du groupe Nestlé, fournissent un bon exemple d’innovation de produit doublée d’une innovation marketing. Jusqu’à récemment seule Nespresso commercialisait les capsules adaptées à ses machines à café (dont la vente ne se fait que dans les boutiques ou sur le site internet Nespresso). La rente de monopole était donc totale. Nespresso a déposé 70 brevets pour protéger l’ensemble de son concept. Mais depuis quelques années, son monopole est dénoncé auprès des autorités de régulation de la concurrence.

Publié le - Mis à jour le 10-02-2016

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