Le Japon dit-il adieu à l'énergie nucléaire ?

Plus aucune centrale nucléaire ne fonctionne sur l’île du Japon. Dimanche 15 septembre 2013, les derniers réacteurs, qui étaient encore en service, ont été mis à l’arrêt.

L’arrêt total des 50 réacteurs nucléaires du Japon est-il une première ? Non, pas tout à fait. Le pays a déjà vécu une coupure de l’énergie nucléaire, entre mai et juillet 2012. L’accident de la centrale de Fukushima, survenu après le tsunami du 11 mars 2011, avait conduit le Japon à fermer l’ensemble de ses installations. Les réacteurs de la centrale d'Ohi avaient repris quelque temps plus tard l’exploitation du nucléaire.

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Les « pour » et les « contre » le nucléaire

Depuis dimanche 15 septembre 2013, Japon se retrouve donc dans la situation d’il y a un an environ. La décision de mettre une nouvelle fois hors-service la centrale d'Ohi marque un coup d’arrêt à la production de cette énergie. Pour combien de temps ? Personne ne semble vraiment savoir. Du côté de la population, de nombreux sondages montrent qu’une majorité de Japonais souhaiteraient l’arrêt définitif du nucléaire, qu’ils jugent dangereux. Les défenseurs de cette énergie, eux, affirment que les énormes besoins en électricité peuvent être assurés uniquement par le nucléaire. Ils expliquent aussi que les nouvelles technologies rendront les centrales plus sûres… Un débat qui oppose les « pour » et les « contre » depuis fort longtemps.

Produire et consommer autrement

En cause ? Les « énergies fossiles » que sont le pétrole, le gaz ou le charbon. Pendant des milliers d’années, en effet, les hommes ont exploité ces ressources naturelles. Or, aujourd’hui, elles s’épuisent. De plus, elles sont polluantes et contribuent au réchauffement climatique. Des pays ont donc décidé d’utiliser l’atome : il en faut peu pour produire beaucoup d’énergie et son exploitation n’émet pas de CO2. L’inconvénient, c’est que le nucléaire rejette des déchets radioactifs très dangereux qu’on l’on a du mal à stocker. Les énergies renouvelables (solaire, éolien…) sont perçues comme une solution durable et respectueuse de l’environnement. Seulement, elles ne peuvent, à l’heure actuelle, égaler la production des énergies fossiles et du nucléaire. Alors que faire ? De plus en plus de voix s’élèvent pour dire qu’il faut réduire notre consommation d’énergie et moins gaspiller. Devenir des « consom’acteurs », c’est-à-dire des consommateurs responsables, afin de préserver la planète.

Myriam Rembaut

Publié le - Mis à jour le 26-04-2016

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