Historique de la musique arabo-andalouse

Entre 1911 et 1946, des associations voient le jour et maintiennent la tradition de la musique arabo-andalouse dans les villes de Tlemcen, Constantine et Alger.

La plus connue à l’heure actuelle est AI-Soundoussia. Au lendemain de l'indépendance, ces associations se constituent en ensembles massifs sur le modèle de l'orchestre symphonique occidental, introduisent de nouveaux instruments et des chœurs mixtes (jusqu'alors, seuls les hommes chantaient). Aujourd'hui, de petites formations de musique arabo-andalouse, ne comprenant que quatre ou cinq personnes, se développent en France sous l'impulsion de Beihdja Rahal, Toufic Bestandji, Rachid Guerbas, Nadir Marouf et en Algérie avec Mourad Laïb.

La musique traditionnelle kabyle a surtout été révélée en Europe par la personnalité singulière de Marguerite Taos Amrouche (1913- 1976) et ses chants "ancestraux" pour soliste. Toutefois, c'est la naissance de la chanson kabyle contemporaine, et en particulier la chanson d'exil, qui en demeure le point fort. La chanson kabyle a proclamé son existence à un niveau international grâce à la fameuse berceuse A vava inouva d'Idir. S'y ajoutent les chansons contestataires d'Aït Menguellet et de Matoub Lounès.

Houria Aichi maintient pour sa part une tradition féminine de poésie populaire chantée en langue chaouie autrefois en vigueur dans les cérémonies familiales des Aurès. Désormais, elle fait une carrière internationale.

Enfin, deux styles de musiques populaires se partagent, aujourd'hui, les faveurs de la jeunesse : le chaabi et le rai: La musique chaabi est apparentée par sa forme à la musique arabo-andalouse, son répertoire est en dialecte arabe algérois accessible à tous. L'improvisation y tient une part importante. C'est une musique du petit peuple, qui a conquis les jeunes de tous horizons. Elle a longtemps été portée par Hadj M'Hamed el-Anka et d'autres comme Boudjemaa el-Ankis, Abdelkader Chaou et El Hachem Guerouabi.

Quant au rai; c'est vers 1980 que commence son aventure en Algérie. Cette musique frappe par son rythme et son répertoire assez vert, en arabe dialectal oranais. Elle rencontre la consécration au Festival de la jeunesse de Riadh el-Feth en juillet 1985. Puis viennent cheba Fadila, les chebs Mami, Khaled, Hamid, Sahraoui, le groupe Reina Raï qui sortent des frontières de l'Algérie et se produisent à Bobigny, en banlieue parisienne (1986). Désormais, de nombreux musiciens de raï travaillent sur le plan international, dans le sillage de la musique rock; Khaled, Mami, Taha et Faudel remplissent les stades.

Publié le - Mis à jour le 05-01-2017

Recommandations

Je t’accompagne dans
tes révisions du bac