Bestiaire du vivant

 

Des animaux dans tous leurs états

 

Image Contenu

Brûle-parfum ou diffuseur en forme de lynx
Iran, fin du XIIe ou début du XIIIe siècle
Alliage cuivreux coulé, décor ajouré et gravé
© Nour Foundation.
Avec l'aimable autorisation de Khalili Family Trust
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La civilisation de l’Islam s’est étendue sur de vastes territoires et a touché des populations aux multiples traditions ancestrales. Elle a de ce fait hérité d’un répertoire décoratif foisonnant notamment pour le décor animalier qui occupe dans l’art islamique une place particulière, au même titre que la calligraphie ou l’arabesque. Que ce soit des représentations en deux dimensions – peintes dans des manuscrits, sur des céramiques et des verres, tissées, ciselées et incrustées sur des métaux – ou en trois dimensions – brûle-parfums, aquamaniles, réservoirs de pipe à eau – les animaux représentés appartiennent à toutes les espèces évoluant sur la terre, dans les airs ou en milieu aquatique. En fonction des lieux et des siècles, ils sont dessinés et sculptés d’une manière très stylisée ou très naturaliste, mais toujours avec un grand sens de la vie et souvent avec humour.

Certaines pratiques impliquant des animaux relèvent des prérogatives des califes, sultans et princes : l’équitation, la fauconnerie, la chasse mais aussi l’entretien de ménageries dans l’enceinte des palais. Le lion, l’aigle et l’éléphant sont quant à eux associés à l’image du pouvoir.

Il y a enfin les créatures surgies de l’imaginaire comme le dragon, emprunté à la Chine, le phénix et la harpie, hérités de la mythologie grecque, le griffon… Sans oublier al-Buraq, la monture à tête de femme que chevauche Muhammad lors de son Voyage nocturne vers le Septième ciel.

© francetv éducation / Institut du monde Arabe – Crédits

 

 

Publié le - Mis à jour le 05-01-2017

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