« Jane Avril dansant », d'Henri-Marie de Toulouse-Lautrec

1 minute au musée - Les chefs-d'œuvre des grands musées

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Une peinture dédiée au french cancan

Jane Avril, modèle de ce tableau (vers 1892), dansait le french cancan d’une façon très originale,  qu’adorait Toulouse-Lautrec. Elle avait une façon bien à elle de lever la jambe et de la faire tourner. Les grands coups de pinceau montrent le mouvement.

Toulouse-Lautrec dessinait directement dans les boîtes de nuit. Il prenant sur le vif les filles qui dansaient. Il peignait sur tout ce qui lui tombait sous la main. Ici, le carton n’est pas entièrement peint et laisse apparaître de nombreuses réserves (une réserve est une partie non colorée qui laisse apparaître le papier le carton ou la toile à l’état brut). Grâce à la fluidité de la peinture à l'huile diluée avec de l'essence de térébenthine, le peintre a pu saisir l'élégance de la silhouette dansant et le dynamique jeu de jambes. 

 

Mona : Oh, venez voir la position des jambes.

Rafaël : Jane Avril dansant.

Nabi : C’est joli, comme nom. Qui c’était ?

Rafaël : Attends ! C’était une des danseuses de french cancan les plus connues. Elle le dansait de façon très originale qu’adorait Toulouse-Lautrec.

Mona : C’est ça, le french cancan ?

Rafaël : Non, tu dois mettre la jambe de côté et la faire tourner de plus en plus vite.

Mona : Comme ça ?

Nabi : En plus, ça raye le parquet ! Regarde celui du tableau !

Rafaël : Mais non, c’est des grands coups de pinceaux pour montrer le mouvement. Toulouse-Lautrec dessinait directement dans les boîtes de nuit les filles qui dansaient. C’était pris sur le vif comme on dit.

Mona : Je croyais que les boîtes de nuit, c’était plein de couleurs. Là, c’est pas très gai, il y a plein de marron.

Nabi : C’est pas du marron, c’est du carton ! C’est même pas peint partout !

Rafaël : C’est parce qu’il peignait sur tout ce qui lui tombait sous la main. Il adorait peindre les danseuses de french cancan. Et comme il était noctambule…

Nabi : Il ne fallait pas le réveiller ! Il ne faut pas réveiller un noctambule, c’est connu.

Mona : Somnambule, pas noctambule ! Il passait ses nuits dehors à faire la teuf et à regarder les danseuses. 

Réalisateur : Franck Guillou

Producteur : Les Films de l'Arlequin, France 3, Le Musée du Louvre

Production : 2007

Diffusion : 2007

Publié le - Mis à jour le 02-09-2019

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