Un artiste, une œuvre : André Breton

André Breton est né en 1896 en Normandie. Écrivain et poète, il est l’un des fondateurs et l’un des principaux théoriciens du surréalisme.

Une formation en médecine et en psychiatrie

Pendant les deux guerres mondiales, il travaille dans des hôpitaux, notamment en neurologie. Il rencontre Freud en 1921, dont les thèses sur l’inconscient fascinent les surréalistes.

La promotion de l’art

En 1919, Breton fonde la revue Littérature avec Louis Aragon et Philippe Soupault. Avec ce dernier, il rédige en écriture automatique Les Champs magnétiques.

Après avoir adhéré à la révolte dada, il s’en détourne au profit du surréalisme dont il publie les deux manifestes (1924 et 1930). C’est aussi le rédacteur en chef de La Révolution surréaliste. Jusqu’à sa mort, il sera l’un des plus actifs défenseurs du mouvement. Outre par sa plume, il participe activement à la diffusion des œuvres grâce à sa galerie.

L’Amour fou

Breton écrit Nadja (1926) pour Léona Delcourt. En 1936, c’est L’Amour fou pour Jacqueline Lamba, dont il aura une fille, Aube. Il se remarie avec Élisa Claro en 1943.

L’engagement politique

Il rallie le Parti communiste en 1927, mais en sera expulsé en 1933. En 1938, il rencontre Léon Trotski avec qui il rédige le manifeste Pour un art révolutionnaire indépendant.

Breton voit ses écrits interdits par le gouvernement de Vichy. Il émigre alors aux États-Unis.

Il s’éteint en 1966, alors que la plupart des « premiers » surréalistes ont disparu.

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Reconstitution d’un mur de l’atelier d’André Breton, 42, rue Fontaine, Paris, où il a vécu et travaillé de 1922 à sa mort en 1966.
© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat © ADAGP, Paris, 2013
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Un mur qui résume l’aventure surréaliste

Derrière son bureau, Breton a rassemblé pêle-mêle œuvres d’art, masques, insectes, cailloux, objets trouvés... Cette collection est un pied de nez à la logique des musées. Ici, pas de hiérarchie : l’arbitraire marie les 212 objets. À l’instar du surréalisme, le but est de créer une étincelle poétique par des contrastes percutants.

Le choix d’une majorité d’œuvres d’art dit « primitif » souligne la remise en cause des valeurs esthétiques mais aussi culturelles de l’Occident.

Les grandes toiles du fond résument l’évolution du mouvement. Le Double Monde de Francis Picabia, Tête de Joan Miró et Le Pollen noir de Jean Degottex évoquent les accointances avec le dadaïsme, l’âge d’or et enfin l’après-guerre.

Publié le - Mis à jour le 01-06-2018

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