#Surveillance : pourquoi la Chine note ses citoyens ?

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30 - Septembre 2019

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Depuis le début des protestations à Hong Kong contre le projet de loi sur l'extradition vers la Chine, les manifestants défilent le visage caché et communiquent par messages cryptés pour échapper à la vigilance de Pékin. Reconnaissance faciale et vocale, lunettes spéciales, caméras... La Chine a mis en place un système de surveillance digne d'un scénario de Black Mirror. L'objectif : attribuer une note à chaque interaction sociale via un « crédit social » afin de distinguer les « bons » et les « mauvais » citoyens... Quelles sont les conséquences de ce système proche de Big Brother ? Zoom, pour tout capter, vous en dit plus.

Quelles sont les techniques de surveillance en Chine ?

La Chine est un régime autoritaire, elle limite la liberté de ses citoyens. Ses dirigeants ont l'habitude de surveiller les habitants. Et que ce soit avec des lettres ou un système de points, depuis 2014, les habitants de plusieurs villes sont notés, sous forme de crédit social, en fonction de leur comportement.

Pour vérifier qu'ils respectent la loi, ne commettent pas de mauvaises actions et ne remettent pas en cause le régime, le gouvernement surveille les Chinois dans les lieux publics, sur la route, et même sur les réseaux sociaux. Le but ? Créer une liste de personnes de confiance et punir les autres, les « discrédités ». Les mauvais comportements sont repérés et analysés, notamment par les caméras de surveillance. Difficile d'y échapper, certaines sont même équipées de la reconnaissance faciale. Elles peuvent associer un visage à une identité. En 2016, il y avait près de 200 millions de caméras en Chine. Et c'est comme ça qu'en 2018, 23 millions de Chinois ont été interdits de voyager ou de prendre l'avion.

L'opinion des Chinois divergent sur le sujet, comme le montrent deux interviewés dans la rue :

- « Moi, je trouve ça très bien si ça peut améliorer le comportement des gens. »

- « Les gens pourraient être mis dans différentes cases... Ça me met un peu mal à l'aise de savoir ça. »

Même si le système de « crédit social » ne fait pas l'unanimité parmi les citoyens chinois, Xi Jinping, le chef du Parti communiste, souhaite l'appliquer dans tout le pays d'ici à 2020. Pourra-t-il pour autant contrôler ses 1,4 milliard de citoyens ?

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Production : 2019

Diffusion : 2019

Publié le - Mis à jour le 18-09-2019

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