Foot et homophobie : pourquoi arrêter les matchs ?

ZOOM, la série qui décrypte les hashtags en 1 min 30 - Septembre 2019

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Le 24 août dernier, l'interruption du match de Ligue 1 Brest-Reims pour chants et banderoles homophobes est une première dans l'histoire du football français. Depuis, d'autres arbitres ont suivi, notamment lors du match Nice-OM. Le sujet fait polémique entre les partisans de l'arrêt des matchs, dont Antoine Griezmann est le porte-drapeau, et les opposants, qui jugent que ces dérapages font partie du folklore footballistique. Pour tout capter, Zoom vous en dit plus.

Homophobie dans les stades, quand faut-il arrêter les matchs ?

Depuis le mois d'août dernier, 7 matchs ont été interrompus pendant plusieurs minutes à cause de banderoles et de chants dans les tribunes considérés comme homophobes. Une très bonne chose pour Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, mais pas pour Noël le Graët, le président de la Fédération française de football. Sur l'antenne de France Info, sa réponse à la question de Renaud Dély : « Donc, vous demandez aux arbitres de ne plus arrêter les matchs ? » déclenche la polémique : 

« C'est une erreur qu'on arrête un match.
J'arrêterais un match pour des cris racistes, ça, c'est clair. »
Noël le Graët, président de la FFF

Selon Noël le Graët, une insulte homophobe et une insulte raciste, ce n'est pas la même chose. Il pense que ça ne suffit pas pour arrêter le jeu. Un avis que partage une partie des supporters. Pour certains d'entre eux, les chants et les banderoles ne sont pas homophobes, ce sont des mots qu'il ne faut pas prendre au premier degré. Sauf que, dans la rue, au travail et sur les réseaux sociaux, ces mots peuvent être punis par la loi. Ceux qui les expriment risquent ainsi une amende entre 1 500 et 45 000 euros et encourent une peine d'un an de prison.

Interruption des matchs : la responsabilité revient à l'arbitre

Que faire quand des injures homophobes sont lancées dans les stades ? Les associations qui luttent contre l'homophobie, les groupes de supporters et les dirigeants sportifs ont discuté tous ensemble. Et, finalement, le président de la FFF et la ministre des Sports se sont mis d'accord. Seuls les arbitres pourront arrêter les matchs, et ce, uniquement si les propos des supporters ciblent et rabaissent les homosexuels. Une décision pas toujours facile à prendre par rapport aux supporters et aux clubs. Reste à voir comment se dérouleront les prochains matchs...

Producteur : Jean-François Peralta / France.tv Studio

Production : 2019

Diffusion : 2019

Publié le - Mis à jour le 18-09-2019

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