Faut-il avoir peur des GAFA ?

Decod'actu - Saison 1

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GAFA : ce sigle ne vous dit peut-être rien, mais vous avez bien deux minutes pour tenter d’y voir plus clair ?

Que signifie GAFA ?

GAFA, c’est l’acronyme utilisé pour désigner les 4 super-puissances que sont Google, Amazon, Facebook et Apple. Surfant entre l’admiration des uns, la suspicion des autres et les polémiques fiscales, les 4 géants américains, dont trois ont leurs sièges dans la Silicon Valley, donnent depuis une décennie le ton du marché mondial du numérique.

Les GAFA, les ogres du numérique

Côté finances, le quatuor représentait, en 2014, un chiffre d'affaires cumulé de 350 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB du Danemark. Quant à leur capitalisation boursière, les GAFA pèsent plus lourd que l'ensemble des entreprises du CAC 40. Leurs forces : l'innovation, l'anticipation des besoins et des usages, mais surtout l'audace de leur investiment. N'hésitant pas à injecter des milliards de dollars dans de nouveaux projets, les 4 géants visent plus loin et réussissent à créer le besoin chez les internautes.

Les GAFA dominent le marché et écrasent la concurrence : Apple traite 45 % du trafic web sur smartphone de la planète. Facebook compte 1,6 milliard d'utilisateurs, soit 1 être humain sur 5. Et 90 % des recherches en ligne dans le monde se font sur le moteur de recherche de Google, pourtant interdit en Chine.

Les GAFA, rois de l'optimisation fiscale

Mais il semblerait que ces riches entreprises à l'insolente santé économique n'apprécient guère de payer leurs impôts. Rois de l'optimisation fiscale, les GAFA usent et abusent d'un système qui leur permet de faire passer les produits de leurs ventes par des pays comme l'Irlande, les Pays-Bas ou encore les célébres îles Caïmans. Objectif ? Payer le moins d'impôts possible en profitant des accords fiscaux entre les Etats. Légale certes mais contoversée, cette pratique exacerbe certains pays. La France, par exemple, réclame 1,6 milliard d'euros à Google. La filiale irlandaise de Facebook, elle, est dans le colimateur du fisc américain pour ces pratiques fiscales en Europe. Apple n'est pas en reste, puisque Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, a récemment qualifié d'escroquerie le schéma utilisé par la marque pour minimiser son imposition. Et pour cause, le géant de l'informatique déclare la majorité de ces revenus sur le territoire de l'Irlande, où le taux d'imposition est presque 3 fois moins élevé que dans les principaux pays où la compagnie écoule ses produits.

 

Réalisateur : Maxime Chappet

Producteur : Corner Prod

Production : 2016

Diffusion : 2016

Publié le - Mis à jour le 08-07-2019

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