Image incroyable de notre univers, il y a 380 000 ans

Sciences

Le satellite européen Planck a photographié l’image la plus détaillée jamais obtenue de notre univers au tout début de son existence. Mais que voit-on exactement sur cette photo ?

(Nicolas Chateauneuf - France 2)

Cette image, reçue en 2010 et révélée au public le 21 mars 2013, représente notre univers 380 000 ans après le big-bang, l’explosion gigantesque à l’origine de la formation du cosmos. A cette époque très lointaine, il n’y a pas encore d’étoile ni de galaxie, mais un mélange de particules invisibles à l’œil nu (des protons, des électrons) appelé « plasma ». La température est alors de 2 700°C ! Mais elle va baisser ; les protons et les neutrons s’associent, du gaz hydrogène se forme et la lumière du big-bang, au lieu de s’éparpiller, se propage dans une seule direction. Le satellite Planck a capté cette lumière qui  ne disparaîtra jamais. C’est ainsi qu’aujourd’hui,  13 milliards d’années plus tard, nous pouvons l’observer, mais sous la forme de variation de températures : sur la photo, les points rouges sont de la lumière chaude et les points bleus représentent la lumière froide.

Que nous apprend cette photo ?

A cause de cette image, les astronomes ont dû revoir un peu l’âge de notre univers : les nouveaux calculs indiquent qu’il est vieux de  13,8 et non plus de 13,7 milliards d’années. Comment mesurent-ils cela ? Depuis le big-bang, l’univers s’agrandit, un peu comme un ballon qui gonfle. C’est toujours le cas aujourd’hui. Comme les scientifiques connaissent la vitesse à laquelle l’univers s’étend, ils peuvent calculer son âge. L’image de Planck a permis aussi de corriger la vitesse d’expansion de l’univers : il s’agrandit légèrement moins vite qu’on ne le pensait.

Et maintenant ?

Envoyé en 2009 à 1,5 million de kilomètres de La Terre, le satellite Planck (aujourd’hui à la retraite) a travaillé dans l’espace pendant 3 ans. « Pour l’instant, nous avons reçu les résultats d’un an et demi d’observation. Il nous reste encore 1 an et demi de données à récupérer. Elles sont tout aussi précieuses, car elles vont nous permettre de vérifier la « théorie de l’inflation », c’est-à-dire l’expansion très rapide de l’univers juste après le big-bang. », explique l’astronome Françoise Combes de l’Observatoire de Paris. Les scientifiques ont donc du travail pour plusieurs années encore…

Elise Bernind

Publié le - Mis à jour le 05-04-2013

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