Des jouets démontés, déchiquetés, déchirés... pour le bien-être des enfants

En France, la réglementation concernant la sécurité des jouets est très stricte. Des laboratoires testent tout au long de l’année les nouveaux produits mis en vente. Poupées, ours et jeux de toutes sortes subissent un programme sans pitié. Mais pour la bonne cause, puisqu’il s’agit de protéger les enfants.

 

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Des nounours sont écartelés par de grosses pinces ; des poupées voient leur jolie robe brûlée ; des robots tout neufs sont jetés avec force d’une certaine hauteur... Bienvenue au Service commun des laboratoires ! En France, deux établissements (l’un à Villeneuve-d'Ascq, dans le Nord, l’autre à Marseille, dans le Sud) sont équipés de salles de « torture »  pour jouets. Chaque année, des ingénieurs qualifiés maltraitent des centaines de produits récréatifs… pour le plaisir ? Non, bien sûr… Il s’agit d’un programme très sérieux qui sert à vérifier la dangerosité des jouets.

Des jouets parfois dangereux

Les peluches, les poupées et autres jeux électroniques vendus en France ne sont pas forcément tous de bonne qualité. Aussi, pour éviter qu’un enfant ne se blesse, s’étouffe ou s’intoxique, des spécialistes vérifient leur qualité et leur sécurité. Des personnes, chargées de repérer les escroqueries, saisissent les produits estimés dangereux au cours de contrôles douaniers durant le transport des marchandises ou directement dans les rayons des magasins. Puis, des échantillons sont dirigés vers les fameux laboratoires de tests.

Une qualité exigée

Les lois françaises et européennes imposent des règles de qualité très strictes aux fabricants de jouets. Les experts des laboratoires de Villeneuve-d’Ascq et Marseille se fondent sur ces références exigées pour effectuer leurs contrôles. C’est ainsi que les jouets se retrouvent démontés, déchiquetés, déchirés, brûlés ou même soumis à des tests chimiques (surtout pour les objets destinés aux enfants de moins de trois ans).

Retirés des rayons ou interdits

Il se vend environ 7 jouets chaque seconde en France, soit plus de 243 millions par an. Selon la Commission européenne, de plus en plus de jouets posent problème. Car un grand nombre d’entre eux utilisent de nouvelles substances et de nouvelles technologies qui peuvent être toxiques ou dangereuses pour les enfants. Près d'un tiers des jouets testés en France est jugé non conforme. Ces derniers sont alors retirés des rayons des magasins ou tout simplement interdits à la vente. Les salles de « torture » des laboratoires des douanes ne sont pas prêtes de fermer.

 

Myriam Rembaut

Publié le - Mis à jour le 20-12-2013