Tante Hilda ! Une écologiste qui chasse les « mauvaises herbes »

Le film « Tante Hilda !», qui sort au cinéma le 12 février 2014, est aussi un roman (paru le 5 février aux éditions Flammarion). Son auteur, Jacques-Rémy Girerd (également réalisateur du film), y dénonce les dérives de certains hommes qui, pour le profit, développent des techniques agricoles inquiétantes, pour la nature et pour les hommes.

Par une sombre nuit, dans un étrange bâtiment, deux hommes tout excités se réjouissent du spectacle qu’ils ont face à eux. L’immense épi de maïs qui se déploie sous leurs yeux prouve que le produit qu’ils ont mis au point fonctionne. Désormais, il sera possible de faire pousser des végétaux sans eau ni engrais ! Et peut-être ainsi résoudre le problème de la faim dans le monde. Une fabuleuse découverte… sauf pour Hilda. Cette spécialiste des plantes et grande amoureuse de la nature voit d’un très mauvais œil cette invention. La suite des événements ne va pas lui donner tort…

Humour et poésie

Comme son héroïne, l’auteur de ce roman est un passionné d’écologie. Dans toutes ses œuvres (« Ma petite planète chérie », « La Prophétie des grenouilles », « Mia et le Migou »), il aborde les thèmes liées à l’environnement de façon humoristique et poétique. Il lui a fallu sept ans pour donner naissance à cette fable, qui se lit facilement, et développe un sujet qui a fait l’objet de beaucoup d’actualité : les OGM. L’ouvrage Tante Hilda est composé également d’une partie documentaire qui explique très clairement ce que sont les OGM et la biodiversité

Experts contre défenseurs de la nature

La biodiversité désigne l’immense variété des êtres vivants sur la terre (dont les plantes font partie). Au fil des siècles, l’homme a fait progresser l’agriculture sans toujours prendre en compte les besoins de la faune et de la flore. Concernant les végétaux, l’homme a voulu rendre certaines espèces plus résistantes aux insectes et aux maladies, ou leur donner plus de goût… Pour cela, il a modifié les cellules de certaines plantes, leur donnant ainsi les propriétés qu’ils désiraient. Les plantes obtenues sont des OGM. Ces « organismes modifiés » font débat dans le monde entier. Pour les experts ils apportent une avancée technologique, tandis que les défenseurs de la nature y voient quelque chose de risqué. La question est de savoir s’il est bon, pour l’homme et la nature, de transformer des cellules d’êtres vivants.

 

Myriam REMBAUT

Publié le - Mis à jour le 06-02-2014