Contrôle du commerce des armes : un texte historique a été adopté

Un accord pour une meilleure régulation du commerce international des armes

154 pays ont voté en faveur d’un accord qui interdira aux États de transférer des armes dans d'autres pays, pour commettre des crimes contre l’humanité. Ce texte historique a été adopté le mardi 2 avril 2013, par les Nations unies, à New York.

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l'assemblée générale de l'ONU, à New York, le 20 février 2013.
(EDUARDO MUNOZ / REUTERS)

C'est sans conteste une grande avancée pour les Droits de l’homme. Après plus de six ans de négociation au sein des Nations unies et vingt ans de lutte de l’organisation Amnesty international, les gouvernements vont devoir évaluer les risques au moment de vendre des armes, afin de protéger les populations. Grâce à un accord, adopté mardi dernier, il sera peut-être possible d’éviter, à l’avenir, des crimes de guerre et des massacres de populations innocentes.

Des États ont tenté de bloquer le texte

L’accord n’a pas été facile à mettre en place. « Au début, il y a eu beaucoup d’énervements, raconte Aymeric Elluin, chargé de l’opération Armes et impunité à Amnesty international France, et présent lors des négociations à New York. C’était un peu un combat de coq, à quel pays allait avoir le dessus sur l’autre. Puis trois projets de texte se sont dégagés ; l’ambiance a changé et l’excitation a commencé à monter. » Des États, comme la Corée du Nord, l'Iran et la Syrie, qui ne respectent pas les droits de l’homme, ont tenté de bloquer l’accord… mais en vain. 154 États ont voté en faveur du contrôle du commerce international des armes.

Le rôle déterminant des pays africains

« Cet accord doit énormément à l’appui des États africains. Ils ont été très impliqués dans les débats… et pour cause ! Ce sont des pays qui subissent régulièrement la violence », poursuit Aymeric Elluin. « Mais, comme toujours dans ce type de négociations, nous n'avons pas obtenu tout ce que nous voulions. Toutefois, il contient beaucoup de règles fortes pour fournir une base solide, visant à limiter l'approvisionnement en armes, en temps de guerre comme en temps de paix », ajoute Brian Wood, responsable du programme Contrôle des armes et droits humains à Amnesty International. Nombreux sont ceux qui se réjouissent aujourd’hui de ce texte, même imparfait. Car la liste des pays, où les peuples paient le prix fort de la libre circulation des armes, est encore bien longue…

Myriam Rembaut

Publié le - Mis à jour le 12-04-2013

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