Travail des enfants, danse, orphelinat pour éléphants - Le JT du 19 septembre 2018

Mon Fil Info - Le JT des ados - Septembre 2018

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Salut tout le monde ! Allez, prenez vos passeports, aujourd’hui on va passer une grosse partie de l'émission à l'étranger. Attention : décollage dans 3… 2… 1 !

Au programme : des enfants dans les champs de tabac. Une mystérieuse maladie. Et des éléphanteaux orphelins.

Malawi : des enfants forcés à travailler

Première étape de notre voyage aujourd'hui : le Malawi. Le Malawi c’est un pays d'Afrique, l'un des pays les plus pauvres du monde. Du coup là-bas, des enfants travaillent toute la journée pour aider leur parent à gagner de l'argent. Certains travaillent dans les champs de tabac et regardez… Pour leur santé c’est pas terrible.  Dans le nord du Malawi, la récolte du tabac est bientôt terminée. Cette plantation là, c'est celle de Vickness une petite productrice. Elle travaille ici avec sa famille.

« J'ai 10 enfants. Certains sont trop petits mais les plus âgés m'aident aux champs. »

C'est le cas de Joel. Il a 15 ans et participe lui aussi à la cueillette... Pourtant la loi l’interdit.

« On est obligé d'aider notre mère. Je n'aime pas ce travail parce que c'est difficile : récolter, et puis surtout coudre les feuilles. »

De temps en temps, à force de les manipuler toute la journée, Joel tombe malade.

« L'estomac, la tête, au travail parfois je ne me sens pas bien. Alors je vais voir ma mère pour lui dire que j'ai de la fièvre et elle m’emmène à l’hôpital. »

En fait c'est la nicotine, une substance dangereuse qu'on trouve dans les feuilles, qui l'empoisonne… À l’hôpital, cette maladie on la connaît mal donc on la soigne mal. Au Malawi, la santé des 80 000 enfants qui travaillent dans les champs de tabac est en danger.

Il y a 500 ans, une « épidémie de danse » à Strasbourg

Alors attendez que je vérifie le deuxième arrêt.... 2ème arrêt, 2ème étape : ah oui ! Strasbourg ! On est de retour en France avec une histoire vraie, attention une histoire vraie, complètement dingue. Il y a 500 ans, des habitants de la ville se sont mis à danser. Bon jusque là, rien d’extraordinaire... Oui sauf que, impossible de les arrêter.  Bon alors lui, on va dire que c'est le premier mais rapidement, ils seront des dizaines à danser jour et nuit, comme des dingues. Pas moyen de les arrêter... et à l'époque, en 1518, personne ne comprend pourquoi. Pour les médecins, le problème, c'est la chaleur de l'été. Ils disent que le sang des danseurs a commencé à bouillir... et d'après eux, c'est ça qui les excite ! Pour les calmer, ils décident de les épuiser. Ceux qui dirigent la ville font venir des musiciens dans les rues, ils organisent des fêtes, mais c'est raté : les danseurs fous sont de plus en plus nombreux. Du coup, ils tentent de faire l'inverse : la musique est interdite, on fait payer des amendes aux danseurs... Mais là encore, c'est l'échec. Finalement, les fous dansants sont envoyés à la campagne, dans un monastère catholique, et le virus de la danse finit par disparaître... Comme il était arrivé : sans explication. Certains pensent qu'un parasite a empoisonné la nourriture des Strasbourgeois. D'autres expliquent que les danseurs étaient désespérés, affamés ou angoissés, ou bien qu'ils dansaient parce qu'ils étaient persuadés d'avoir été punis par Dieu... Mais 500 ans plus tard, personne n'a trouvé la clef du mystère.

Au Kenya, dans un orphelinat pour éléphants

Quelle déception, c’est déjà notre dernier arrêt, dernier arrêt du voyage… Mais attention celui-ci, il va vous plaire : on part tout de suite au Kenya, en Afrique, découvrir un orphelinat pour éléphanteaux. Tous les bébés qui sont là-bas ont perdu leur maman, la plupart du temps à cause du braconnage. Ca c’est trop triste… Mais regardez là-bas on s'occupe hyper bien d'eux. Dans le parc national de Nairobi, le petit déj' c'est sacré. Une fois le top départ lancé... c'est la course ! Engloutir leur biberon, ces éléphanteaux ne pensent qu'à ça...

« Ils ont appris avec le temps à boire de l'eau dans des bouteilles. Tiago est venu en courant parce qu'il avait besoin de son lait. Ils aiment tellement ça. »

Ici, les soigneurs de l'orphelinat les nourrissent jour et nuit. Sans ça, ces gros bébés qui ont entre 1 et 3 ans ne pourraient pas survivre. C'est l'heure de la promenade pour les éléphanteaux. Chacun d'eux à son histoire.

« Ce bébé là il s'appelle Lougade. Vous voyez qu'il a une jambe abîmée. Il boite quand il se promène comme ça. C'est une balle... Des braconniers lui ont tiré dessus. Ils ont tué la mère, ils ont blessé le bébé alors qu'il n'a pas encore de défenses en ivoire. On se demande pourquoi... »

Si Lougade était resté seul dans la nature, il serait sûrement mort. Grâce à l'orphelinat il a pu guérir, grandir. Et bientôt si tout se passe bien, il retournera à la vie sauvage comme les autres… Mais en attendant, les soigneurs ne les lâchent pas d'une semelle... et vont même jusqu'à les border avant de dormir.

« Parce que la nuit il fait froid pour eux. Ils attrapent des pneumonies facilement. Maintenant elle dépend de moi : pour la protection, pour les soins... Et pour l'amour maternel. »

Une grosse dose d'amour qui a permis à près de 200 éléphants de retourner vivre dans leur milieu naturel.

Mesdames et messieurs notre voyage est maintenant terminé. Veuillez attendre l’arrêt complet de l’appareil avant de détacher vos ceintures. Merci d’avoir choisi Mon Fil Info pour voyager avec vous. J’ai toujours rêvé de faire ça, à demain !


 

Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 20-09-2018
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