Restos du cœur, l'électricité, auto-défense - Le JT du 28 novembre 2018

Mon Fil Info - Le JT des ados - Novembre 2018

Chargement de la playlist en cours...

Aujourd'hui dans votre émission, on va parler des Restos du cœur, d'énergie et puis d'autodéfense.

Un samedi matin aux Restos du Coeur

Ces images là, elles datent du 21 décembre 1985. Si tout le monde s'agite, avec de la nourriture dans les bras c'est parce que c'est un jour spécial : celui du lancement des premiers Restos du cœur. En fait, c'est une sorte de cantine avec des repas gratuits pour aider les personnes pauvres. « Ca va nous aider beaucoup, parce que vous savez en ce moment y'en a besoin. » 33 ans plus tard, des gens ont toujours besoin d'aide et c'est pour ça que l’association les Restos du Cœur a lancé hier leur nouvelle campagne d'hiver. C'est vrai que l'hiver c'est une période très compliquée quand on a pas grand chose, quand on a rien. C'est le cas toute l'année, c'est pour ça qu'à Grenoble on aide les gens toute l'année.

Pour ces étudiants, il n'y a pas de grasses matinées le samedi. Leur temps libre, ils le passent aux Restos du Coeur. Leur mission : récupérer tout ce que les clients des supermarchés n'ont pas acheté pour les revendre moins chers. « Là on a tous les produits qui sont arrivés de la ramasse du matin qui nous apporte les produits qu'on a besoin pour fournir et on commence à tout ranger, à faire des paquets de viennoiseries. » Dès l'ouverture, il y a déjà beaucoup de monde. « Il y a plus de 120 familles qui passent tous les samedis et ça augmente toutes les semaines. C'est là qu'on se rend compte, que vraiment, il y a beaucoup de monde qui sont dans le besoin et on en a pas forcément conscience dans la rue ;, on voit que quelques personnes démunies qui font la manche mais finalement derrière y a vraiment beaucoup de monde. » Il y a des familles donc, mais aussi beaucoup de jeunes : des migrants, des étudiants, ou des travailleurs qui ne gagnent pas assez pour vivre correctement. 

Comme Jérémy, il est en intérim dans le bâtiment, ça veut dire qu’il ne travaille que quand on a besoin de lui. « L'intérim, c'est pas tout le temps qu'on a du boulot et heureusement que Le Resto du cœur est là pour subvenir à nos besoins quand même. » En plus de ses courses, Jérémy vient chercher de l’attention, un contact. « Ils sont sympas, ils parlent avec toi, ils s'intéressent à toi, savoir qu'est-ce que tu fais, comment tu fais pour survivre et tout ça. Ça fait très plaisir. » A la fin de la matinée, les étagères sont presque vides, comme chaque samedi. Toute cette nourriture vendue, ça représente à peu près mille repas.

L’électricité, ça vient d’où ?

Allez on passe maintenant à une petite phrase prononcée hier par le président de la République : « 14 réacteurs seront arrêtés d'ici à 2035 » Les 14 réacteurs dont Emmanuel Macron, ce sont des réacteurs nucléaires. Dans des usines ils servent à fabriquer de l'électricité. Mais ces usines, ces centrales nucléaires elles peuvent être dangereuses pour l’homme et l’environnement. C’est pour ça qu’Emmanuel Macron en veut moins. Le truc c’est qu’aujourd’hui l’électricité en France et bien elle vient surtout de là.

L'électricité en France, c'est d'abord du métal. De l'uranium, qu'on transforme dans l'une des 19 centrales nucléaires du pays. Quasiment les trois quarts de l'électricité produite en France sortent de ces usines. Concrètement, ça veut dire que 7 ampoules sur 10 s'allument grâce au nucléaire. L’une des 3 autres s’éclaire grâce aux centrales thermiques. Ces usines produisent de l’électricité en brûlant du charbon, ou du fioul (un liquide à base de pétrole) ou du gaz. Toutes ces sources d'énergie, elles sont limitées : un jour, il n'y en aura plus. D'autres seront toujours disponibles, on les appelle les énergies renouvelables. L'hydraulique d'abord. C'est le fait de capter la force de l’eau, dans un barrage par exemple, pour créer du courant électrique. En France, l'hydraulique fait briller 1 ampoule sur 10. Et puis on utilise aussi l’éolien, c’est l’énergie qui transforme la force du vent en électricité, l'énergie solaire, captée dans les rayons du soleil, et les bioénergies, ça c’est surtout du bois et des déchets transformés en gaz, puis en électricité.

Les femmes sur le ring

Allez on termine avec un petit cours d'autodéfense. Dans ces cours où l'on apprend à se protéger, à réagir à des situations difficiles, à des situations dangereuses et bah y'a pas mal de femmes. Et ça pour une raison, entre autre : en tant que femme on peut être victime de violences. D'ailleurs pendant les 12 derniers mois-là ça été le cas d’une femme sur 4 dans la rue et les transports en communs.

Dans cette salle, Morgane pratique le krav-maga. Des techniques de combat de l'armée israélienne. 3 fois par semaines, elle s'entraîne à se défendre, ici contre une attaque au couteau. « J'avais besoin de dépenser mon énergie et c'est vraiment ce que j'ai trouvé avec le krav-maga, et au fur et à mesure, j'ai vu aussi un moyen de me donner confiance en moi et de trouver de l'assurance dans le quotidien. » Apprendre à gérer son stress, savoir se défendre. Ça donne confiance, ça rend plus fort. Morgane, elle n'a jamais vécu d’agressions physiques. Mais comme beaucoup d'autres femmes, elle a déjà été harcelée, insultée ou encore suivie. « Avant j'avais tendance à baisser la tête, à être un peu refermée sur moi-même, notamment quand je marchais dans la rue, et j'ai pris conscience avec le krav-maga qu'il n'y a pas de raison de faire ça, qu'on a pas en tant que femme à avoir cette attitude là, je me sens beaucoup plus sûre de moi. » Même confiance en soi dans ce cours de boxe française. La discipline attire de plus en plus. Et près d'un boxeur sur deux est une boxeuse.

Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 29-11-2018

Recommandations

Je t’accompagne dans
tes révisions du bac