Gilets jaunes, Kylian Mbappé, punitions enfants - Le JT du 03 décembre 2018

Mon Fil Info - Le JT des ados - Décembre 2018

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Salut tout le monde ! Aujourd'hui c'est lundi, et qui dit lundi, dit nouveau programme. Dans votre émission, aujourd'hui on parlera de la manifestation qui s'est déroulée samedi à Paris, on parlera aussi de Kylian Mbappé et attention on a prévu un petit retour dans le passé. 

Les manifestations des « gilets jaunes » continuent

Ca fait maintenant deux semaines que des milliers de Français manifestent partout en France avec des gilets jaunes sur le dos. Alors à la base, ça c'était contre l'augmentation du prix du carburant, voulue par le gouvernement. Mais aujourd'hui bah ça va plus loin. En fait, les « gilets jaunes » manifestent contre les décisions prises en général par le président de la République. En fait ce que disent « les gilets jaunes », c'est qu'aujourd'hui Emmanuel Macron ne se rend pas compte de leurs difficultés, du fait qu'ils travaillent beaucoup et que pourtant ils n'arrivent pas à vivre correctement. Du coup ce weekend, ils étaient encore des milliers de « gilets jaunes » à manifester, partout. Certains d'entre eux étaient à Paris, et vous allez le voir il y a eu des choses assez violentes.

Et le lendemain, le réveil est difficile. Dans l'ouest de Paris, les habitants ne reconnaissent plus leur quartier.

« C'est franchement hallucinant quoi. On a l'impression que c'est la guerre. »
« J'ai des enfants qui ont commencé à pleurer parce que c'était vraiment effrayant, et ça a continué comme ça jusqu'à 2h du matin, pour ensuite revoir des casseurs arriver vers 5h du matin pour repiller les boutiques et ce qu'il restait dedans. »

On revient en arrière. Samedi, la manifestation sur les Champs Elysées dégénère. Certains manifestants affrontent les forces de l'ordre,  et plein de commerces sont saccagés et pillés.
Beaucoup de voiture aussi sont brûlées, c'est rare de voir autant de violence à Paris.

Ces gens qui veulent tout casser portent des gilets jaunes comme les autres, mais la plupart des manifestants ne sont pas violents. Ils étaient plus de 130 000 dans toute la France.

« Là on est sur des véhicules personnels et on est sur les immeubles, avec des gens à l'intérieur et là on est plus du tout dans le même registre. Je peux vous assurer que de toutes façons, quels qu'ils soient, ce ne sont pas des gilets jaunes. »

Ceux-là aident une commerçante. Elle doit rentrer tous ses livres rapidement dans son magasin.

« Tous solidaires, on est pas là pour casser. »

Des manifestants ont tagué l'Arc de Triomphe, un monument qui rend hommage aux militaires morts pour la France, mais d'autres gilets jaunes l'ont protégé. Ils ont formé une chaîne humaine autour de la tombe du soldat inconnu.

Kylian Mbappé “le prince de Bondy”

Allez maintenant on va s'intéresser à ce ballon. Alors celui-là il a vécu, il a pas mal servi. Mais ce soir un joueur va en recevoir un à peu près comme lui, à l'exception c'est qu'il va être recouvert d'une fiche couche d'or. Je vous parle du ballon d'or. Alors chaque année ce ballon il récompense meilleur joueur de foot. Alors ici et là on raconte que Kylian Mbappé pourrait l'emporter. En attendant de savoir, bah d'abord on croise les doigts et puis on vous raconte l'histoire de ce champion du monde.

On est dans sa chambre, sa chambre d'enfant. Kylian Mbappé n'a pas encore 5 ans, mais il chante déjà la Marseillaise, la main sur le cœur. Il le sait, il en est sûr : plus tard, il jouera en équipe de France.

La déco, c'est lui. Les murs sont couverts de posters de Cristiano Ronaldo. Par la fenêtre, il voit le terrain de foot de son quartier. On est à Bondy, près de Paris.

Les cages ont souffert ici, il y a marqué des milliers de buts. Son père est sur le banc de touche, c'est même lui qui l'entraîne, pendant quelques années. Sa mère, ex-professionnelle de hand, n'est jamais bien loin.

Ses parents le soutiennent sur le terrain, et ils n'oublient pas les notes... En cours, Kylian est très bon, d'après ses anciens profs, mais aussi très indiscipliné. Parfois, il prend 8 mots dans le carnet en 8 heures de cours.

En fait, il s'ennuie au collège. Ce qu'il veut c'est jouer au foot. C'est Monaco qui va le propulser, premier contrat pro signé à 15 ans. La suite... On la connaît.

Les punitions, c’était pas mieux avant

Bon vous avez vu, Mbappé c'était pas forcément l'enfant le plus sage de la Terre hein ! Des petites bêtises il en a fait, en vrai comme tout le monde. Et qui dit bêtise, dit punition. En ce moment en France on réfléchit à interdire les punitions corporelles, en gros les fessées, les claques, les gifles. Tout ce qui peut traumatiser, choquer les enfants. Et vous allez voir, dans les années 50, on ne fonctionnait que comme ça.

Çà, c'est un martinet. Une sorte de fouet avec des lanières en cuir. Avant, les parents l'utilisaient pour punir les enfants pas sages.

« Alors madame, c'est vous qui fabriquez les martinets pour les petits enfants ? »
« Mais oui monsieur. »
« Est-ce que vous vous rendez compte madame, des rivières de larmes chez que vous faites couler chez tous les petits enfants de France et d'ailleurs ? »
« Vous croyez ? »

Alors là, la dame a l'air plutôt sympa, mais à l'époque, les enfants rigolaient beaucoup moins.

« Je trouve que c'est un peu trop cruel, de fouetter avec des gros morceaux de cuir comme ça. »

Et puis il y avait la fessée aussi. Même à l'école c'était autorisé. Pendant très longtemps, des professeurs en donnaient aux élèves. C'était une punition, et ça ne gênait personne.

« Quand on sera plus grand, si on nous laissait faire tout ce qu'on faisait, on pourrait devenir des voyous. »
« Bah des fois ça fait du bien, parce que je vois des fois je me fais disputer pour des devoirs, puis je suis bien contente parce que après je ramène une bonne note et je dis ça m'a servi à quelque chose quand même. »

Mais dans les années 70, ça change, toutes ces punitions violentes, elles commencent à être critiquées. Et ça vaut autant à la maison, qu'à l'école. En plus, des grands psychologues disent que la fessée, ça ne sert à rien.

« Le père qui flanque une raclée, ou la mère qui flanque une raclée, puis après comme l'enfant pleure elle va le cajoler ou l'embrasser. Bon bah c'est de la vie de chiot humain mais ça n'a rien à voir avec l'éducation, l'éducation ça se parle. »

Aujourd’hui, 8 parents sur 10 reconnaissent qu’ils utilisent parfois la violence, verbale ou physique, pour corriger le comportement de leurs enfants.

Et voilà, c'est déjà la fin de votre émission. Rendez-vous ici, demain, ciao !

Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 04-12-2018

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