Edition spéciale : Histoire de l'Armistice de 1918 - Le JT du 9 novembre 1918

Mon Fil Info - Le JT des ados - Novembre 2018

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Aujourd'hui dans Mon Fil Info on va prendre un peu d'avance et se consacrer à la journée du 11 novembre. Alors qui dit 11 novembre dit forcément : armistice, Première Guerre mondiale. On parlera de ça ensemble... En puis on parlera aussi du rôle des animaux pendant cette guerre, et de l'histoire d'un poilu.

L’histoire de la signature de l’armistice 

Alors quand on parle de l'armistice, la première date qui nous vient en tête là, c'est le 11 novembre 1918. Effectivement c’est vrai, c'est ce jour là que guerre a pris fin. Mais attention, il s'est passé des choses avant...

En fait, tout commence le 7 novembre. C'est ce jour là que des Allemands quittent Berlin pour rejoindre la France et donc signer l'armistice. Et vous allez le voir, en route, en chemin, ils ont croisé des poilus.

« Nous apercevons de grandes lueurs. Ces lueurs se rapprochent, elle bougent. Et nous voyons bientôt que ce sont des autos... 5 ! » « De la première voiture, descend le général Von Winterfeldt. Il se met devant le capot et nous salue en nous annonçant : Général Von Winterfeldt. Je viens au nom du nouveau gouvernement allemand négocier l'armistice. » Alors une fois arrivés en France... les Allemands, ils vont vite abandonner leurs voitures pour prendre le train. Bah oui parce que le rendez-vous avec les chefs des Alliés, il a lieu à 1 heure de Paris, dans la forêt de Compiègne entre deux voies de chemin de fer. « Ils arrivent ici le 8 novembre 1918 au matin et on leur présente les conditions de l'armistice. C'est Foch qui les reçoit dans son wagon, et les conditions vont être très très dures pour eux. » Et d’ailleurs là, sur cette photo, on voit les Alliés poser juste devant le wagon 2419D. En fait, c'est dans ce wagon qu’on va négocier la fin de la guerre. Et l'homme là, au premier rang, avec sa canne et son képi, c'est le Maréchal Foch... Le commandant des forces alliées en France. 

Alors finalement, après 3 jours de discussions dans ce wagon et bien les Allemands vont finir par signer l'armistice. Nous sommes le 11 novembre 1918, la France et les Alliés ont remporté la guerre. Ce jour là, partout en France, on va célébrer la fin de 4 ans de combats. 

Les animaux dans la guerre

Du coup le 11 novembre est devenu un jour férié en France. En fait, ce jour là on organise des cérémonies, des défilés pour rendre hommage aux soldats morts pendant la guerre. Mais attention cette guerre elle n’a pas été meurtrière uniquement pour les hommes… Pour les animaux aussi. On a tendance à les oublier, mais près de 14 millions d'animaux ont participé à la guerre, étaient sur le front eux aussi.

Pendant la Première Guerre mondiale, les chiens servent à tout. Ils retrouvent les blessés sur les champs de bataille, ils protègent les Poilus, repèrent et attaquent les ennemis. Certains sont même facteurs, dressés pour porter des messages. Alors oui, le téléphone existe, mais dans les tranchées, il fonctionne mal, ou pas du tout. Alors les soldats attachent leurs messages sur les pattes des pigeons. Leur mission est ultra risquée, puisque les ennemis font tout pour les intercepter. A l'époque, les voitures sont rares, mais pas les chevaux. À l'aller, ils transportent de la nourriture et du matériel vers le front et au retour, ils évacuent les blessés. D'autres animaux ont une vie plus sympa, ils servent de mascottes dans les tranchées. Des chats errants, des singes parfois et même un ours, adopté par des soldats russes, alliés des Français.

Augustin Trébuchon, mort le 11 novembre 1918

Allez on termine cette émission avec une histoire, celle d'un poilu. Son nom c’est Augustin Trébuchon. Il est mort quelques minutes avant que la guerre ne se termine, le 11 novembre.

Avant d'être un soldat, Augustin Trébuchon est d'abord un berger. Il vit ici, en Lozère. Au tout début de la guerre, en 1914, Augustin a 36 ans. Et à cet âge-là, rien ne l’oblige à aller combattre. Et pourtant, il décide quand même de rejoindre l'armée. 100 ans plus tard, sa famille veut savoir pourquoi.

« Apparemment il a une copine aussi... Ce qu'on a pas trop su exactement, donc il n'a pas de bonnes raisons de quitter tout ce coin tranquille, un métier qu'il aime puisqu'il adorait ça. » « Je crois qu'à cette époque le sens du devoir était beaucoup, beaucoup plus développé. Et voir tous les hommes partir, il ne pouvait pas rester-là. Humainement, il se devait d'accompagner tous ces gars qui partaient. » Pendant 4 ans, Augustin le berger devient le soldat Trébuchon. Il quitte ses moutons, et rejoint les poilus au front. Sa connaissance de la nature, fait de lui un très bon messager. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, la France et l'Allemagne signent l'armistice. Mais à 200 kilomètres de là, sur le front, la fin des combats est prévue à 11 heures pile. Dix minutes avant, Augustin Trébuchon reçoit l'ordre de porter un message à ses camarades.

« En portant ce message, il est fauché par une rafale de mitrailleuse en pleine tête. Message d'une banalité qui exprime en même temps le quotidien des poilus : la soupe sera servie à 11h30. Ce message n'arrivera pas. » Son nom est aujourd'hui inscrit sur le monument aux morts. Il est sans doute le dernier poilu tué au combat.

Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 12-11-2018

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