Centrale nucléaire, déchets radioactifs, village écolo - Le JT du 29 novembre 2018

Mon Fil Info - Le JT des ados - Novembre 2018

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Ensemble aujourd’hui on a pas mal de choses à voir. D’abord, on vous emmènera dans une centrale nucléaire, on parlera des déchets radioactifs, et d'un village pas comme les autres.

Fermer une centrale nucléaire, c’est long et compliqué

En début de semaine, le président de la République a annoncé la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, d’ici à 2035, en France. Alors ces réacteurs nucléaires, on va les arrêter, mais il va falloir faire plus que ça, en fait il va falloir les démonter. Vous imaginez le chantier vous? Comment est-ce qu’on démonte un réacteur nucléaire? Pour le savoir, le mieux c'est d'aller faire un tour du côté de la centrale nucléaire de Chooz, dans le nord-est de la France, parce que là-bas, ils sont en plein dedans. 

Ces deux grosses cheminées qui fument là, ce sont des réacteurs nucléaires. Et juste à côté, là sous la colline, un autre réacteur, beaucoup plus vieux. Lui, il ne fonctionne plus, il est en train d'être démantelé, c'est-à-dire démonté, et ça fait 10 ans que ça dure. “Nous sommes dans une des deux galeries qui mènent au réacteur. Elle fait un peu près 120 mètres linéaires. Là, effectivement on est enterré sous la roche, et on a environ 300 mètres de roche au-dessus de nous.” Dans ces longs couloirs, les tuyaux ont déjà été démontés. Mais le plus dur est là, derrière ces barrières de sécurité : c'est la cuve, le cœur du réacteur. C'est la partie la plus dangereuse de l'opération, parce que la cuve est radioactive, elle émet des radiations, des rayons mortels. C’est pour ça que tout se fait dans une piscine : parce que l'eau stoppe ces radiations. Les équipes ont aussi des masques et des combinaisons spéciales. Et ils utilisent des cordes pour manipuler les outils sans mettre les mains dans l'eau. “On a des outillages, des scies, des scies à ruban. Tout un tas d'équipements qui permettent de découper, et tout est télé-opéré.” Le démantèlement de ce réacteur va servir de modèle pour les autres. On sait maintenant que c’est long et que ça coûte cher, mais ce qu'on ne sait toujours pas par contre, c'est comment se débarrasser des déchets nucléaires les plus dangereux. Certains resteront radioactifs pendant des centaines de milliers d'années.

Que faire des déchets nucléaires ?

Alors ce qu’il faut savoir, c’est que ces déchets, ils sont hyper nombreux. Imaginez une piscine olympique, non plutôt 400 piscines olympiques. Parce que, clairement, c’est ce que représentent tous les déchets radioactifs produits par les centrales nucléaires en France. Le truc, c'est que ces déchets, on ne peut pas les nettoyer, et vous allez le voir, c’est difficile de s'en débarrasser.

D’abord, on a pensé envoyer les pires déchets radioactifs vers le Soleil, qui brûle tout, mais pour ça il faut une fusée et si la fusée explose au décollage, c'est la catastrophe. Donc non, mauvaise idée. Plusieurs pays, dont la France, en ont déjà coulé au fond de l'eau, mais là aussi c'est dangereux, et puis c'est polluant. Donc là encore, on a abandonné l'idée. Une autre option, pratiquée en Finlande, c'est l'enfouissement. Les déchets sont enterrés à 500 mètres de profondeur. Placés dans des colis en métal, puis dans des cases en béton, et enfermés sous terre. Le problème là, c'est qu'on ne peut pas savoir ce qui se passera si la terre bouge, si elle tremble... ou si nos descendants jouent les archéologues dans 100 000 ans, et qu’ils décident d'ouvrir les petits cadeaux qu'on leur aura laissés. 

Un village modèle pour la planète

Allez maintenant, on vous emmène loin de tout ça, loin des centrales nucléaires, de ces déchets dangereux... Direction l'Écosse et le village de Findhorn. Alors là-bas, les habitants ont un mode de vie un peu différent du nôtre, en fait ils vivent sans abîmer la planète. 

Findhorn, ça ressemble à ça. Vu d'en haut, c’est un village écossais comme les autres. Mais quand on s’approche des maisons, là on voit bien qu’il y a quelque chose de spécial. Celle-là, c'est celle de Craig, depuis 40 ans. “Bonjour! Bienvenue dans mon baril de whisky. Comme vous le voyez, c’est très spacieux.” Avant, ces murs, c'était des fûts, des tonneaux. “J'ai fait plusieurs extensions. Le baril est enfoncé dans la terre pour avoir une isolation optimale. Et tout ce que vous voyez dans cette maison, tous les matériaux sont issus à 95% du recyclage.” L'électricité des maisons est fournie par le soleil, par ces panneaux solaires, et par le vent, capté par ces éoliennes. “Je pense qu'il faut vraiment que les gens changent de mentalité. Chez moi tout sert à quelque chose, je n'ai aucune poubelle, aucun déchet. Ça par exemple, cela part au compost.” Le compost, c'est cette grosse poubelle commune. Tout le village apporte ses déchets végétaux pour qu'ils se transforment en terreau. “Vous avez différentes couches, les épluchures de légumes, les mauvaises herbes, le fumier. La terre peut être prête en trois mois. Cela se décompose lentement, et ça ressemble à ça.”

Ici, personne ne mange de viande. Seulement des légumes que les habitants cultivent eux-mêmes. Et pour ne pas gaspiller l'eau quand ils arrosent, ils utilisent l'eau de pluie. “On sait tous que le climat se dérègle, que notre planète est en péril. Dans le futur, on aura pas d'autre choix que de se nourrir de cette façon. L'agriculture intensive a atteint ses limites. Cela demande trop de ressources énergétiques.” Fabien s’est installé ici il y a 30 ans. Il en avait marre de Paris, et voulait il vivre différemment. “Ici, comme partout ailleurs, on est très inquiet sur le sort de la planète. Il y a 20 ans, on se moquait de nous, et maintenant c'est fini. Les gens quand ils quittent cette communauté, après avoir passé une semaine un mois, 6 mois, 1 ans, 3 ans, ils disent, je vais faire quelque chose pour la planète.” Il y a 40 ans, ils étaient trois dans le village. Aujourd'hui, ils sont 500 habitants, et un exemple pour le monde entier.

Producteur : Play Bac Presse; France Télévisions

Production : 2018

Publié le - Mis à jour le 30-11-2018
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