Nous ne sommes pas tous égaux face à l'obésité

Selon l’Observatoire des inégalités, la pauvreté s’accroît toujours en France. Elle touche davantage les régions du Nord et du Sud, là où il y a généralement un taux de chômage important. Les familles démunies n’ont parfois pas d’autre choix que d’acheter des aliments à bas prix, souvent les plus caloriques. Ajouté à un manque d’activité physique, il apparaît que les jeunes Français défavorisées sont plus touchés par l’épidémie d’obésité.

Lien entre obésité et précarité

Les enfants d’ouvriers ont 3,6 fois plus de risque d’être obèses que les enfants de médecins ou d’avocats. C’est ce que révèle la dernière enquête réalisée auprès d’enfants de cinq et six ans, dans les écoles maternelles françaises. D’autres études, faites dans des classes de CM2 et de troisième, montrent aussi une différence entre familles riches et familles pauvres. Pourquoi ? « On prend des kilos quand on mange trop gras, trop sucré et qu’on fait peu de sport. Or les familles d’ouvriers ont moins d’argent pour acheter de la nourriture de qualité et pour inscrire leurs enfants dans des activités sportives », explique Nina Schmidt, responsable du projet jeunesse à l’Observatoire des inégalités. « Manger une pomme à la place de biscuits au goûter ne coûte pas plus cher. Faire du vélo ou jouer au ballon est économique. C’est donc aussi une question de bonnes habitudes à avoir. Or plus les parents sont diplômés, plus les enfants ont une bonne hygiène de vie. Mais attention, c’est faux de dire que c’est entièrement de la faute des parents modestes. Les fabricants de produits alimentaires dépensent beaucoup d’argent pour pousser les enfants à manger gras et sucré. Et l’obésité est aussi génétique. C’est-à-dire qu’elle se transmet des parents aux enfants », explique Nina Schmidt.

Bonnes nouvelles et bons plans

Aujourd’hui, l’obésité concerne 4 % des enfants français et ce pourcentage est en baisse « grâce aux campagnes d’information dans les écoles » précise Nina Schmidt. Enfin, voici quelques astuces pour bien manger pour pas cher : les fruits et les légumes frais de saison, surgelés ou en conserve sont moins cher et bons pour la santé. Les céréales et les fruits secs (lentilles, pois chiches) peuvent remplacer de temps en temps la viande. Les œufs et les sardines, peu coûteux, sont riches en protéines, comme la viande. Enfin, un yaourt nature avec un peu de confiture est moins gras que les crèmes dessert.

Elise Bernind

Publié le - Mis à jour le 02-09-2013

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