Une pollution longue et exceptionnelle dans plusieurs régions de France

Publié le - Mis à jour le 13-12-2013

Depuis lundi 9 décembre 2013, une pollution exceptionnelle touche la région Île-de-France et plusieurs régions françaises. Une alerte a été déclenchée jeudi 12 décembre et aujourd’hui vendredi 13 décembre 2013. Les responsables de cette mise en garde pour la population sont des particules fines appelées PM10.

« Il est rare que ce type de pollution dure aussi longtemps », explique Fabrice Joly, ingénieur d’études à Airparif, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l'air sur l'ensemble de l’Île-de-France. Cela fait cinq jours, maintenant, que la capitale et d’autres régions de France (Rhône-Alpes, Bouches-du-Rhône, Vaucluse…) subissent une pollution due à une concentration de « particules fines ». Il s’agit de minuscules poussières « d’une taille inférieure à 10 micromètres, ce qui équivaut à un diamètre plus fin qu’un cheveu », poursuit Fabrice Joly.

Limiter les effets des polluants

Les pollutions aux PM10 sont davantage fréquentes en hiver, car la météo est moins favorable à la dispersion des particules. « Les conditions météorologiques sont actuellement stables sur le pays ; il y a peu de vents et une absence de pluies, ce qui freine la dissipation des polluants », constate Fabrice Joly. Cette pollution a plusieurs origines : le trafic routier, le chauffage (principalement au bois), les industries… Des mesures ont été mises en place pour limiter les effets des polluants sur la population. À Paris, par exemple, la Préfecture de police a ordonné la limitation de la vitesse des véhicules et la gratuité du stationnement pour les habitants. Et, depuis mercredi 11 décembre 2013, les camions ne sont plus autorisés à traverser la capitale. « C’est la première fois que nous mettons en place la mesure du contournement de la ville pour éviter une pollution sur Paris et sa périphérie », précise la Préfecture de police.

Informer la population

Il faut dire que l’impact de ces polluants sur la santé est important. Les fameuses particules, invisibles à l’œil nu, pénètrent dans les voies respiratoires. « Plus elles sont fines, plus elles atteignent profondément le système respiratoire », ajoute le spécialiste d’Airparif. Et, bien sûr, plus elles provoquent d'irritations (toux, gêne respiratoire, irritation des yeux…). Sur le long terme, elles peuvent augmenter le nombre de bronchiolites, de bronchites ou de rhinopharyngites. Des informations sont diffusées pour avertir la population des risques sur l’organisme. « Nous avons, par exemple, transmis des avertissements aux différentes académies qui relayent l’information auprès des écoles », précise Fabrice Joly d’Airparif. Ces notes rappellent que les plus fragiles (comme les personnes ayant de l’asthme) doivent prendre des précautions. Ainsi, on évitera les efforts physiques trop intenses en période de pollution.

 

Myriam Rembaut

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