Vivre sans les parents

    Massivement fils d’ouvriers ou jeunes des classes populaires, les jeunes allemands découvrent, à la Hitlerjugend, des loisirs auxquels ils n’ont jamais eu accès. C’est l’occasion, pour beaucoup d’adolescents, des premières vacances et des premiers campements qui réunissent des groupes de 1000 camarades, loin du regard des parents.
    A la Hitlerjugend, la jeunesse est dirigée par la jeunesse : le parti nazi cultive l’illusion que les jeunes peuvent s’affranchir de l’autorité des adultes, et vivre sans les parents.
    Dès 1940, ces adolescents qui se sentent déjà hommes n’ont qu’une hâte : rejoindre le front et participer au combat. Leurs aînés restent incrédules : pourquoi se porter volontaires pour aller au-devant d’une mort certaine ?
    En 1945, ceux qui survivent aux affrontements sont faits prisonniers par les alliés Russes et Américains. Ils ne retrouveront leur famille que des années plus tard.
    Berlin, avril 1945. Le IIIe Reich vit ses derniers jours. Parmi les ultimes combattants du Führer, des adolescents, dont certains n’ont pas 15 ans.
    Ces jeunes allemands sont tous passés par la Hitlerjugend, le mouvement de jeunesse du parti nazi. Qui sont ces enfants-soldats prêts à se sacrifier pour Hitler ?
    Comment de jeunes adolescents sont pris, malgré eux, dans l’étau de l’endoctrinement, dans tous les aspects de leur vie quotidienne ?

    Les sept modules présentés ici s’adressent aux élèves de collège et de lycée.
    Ils explorent la subtilité des techniques d’endoctrinement utilisées au sein des Jeunesses Hitlériennes. Elles feront basculer ces jeunes du rêve au cauchemar, de l’illusion à la réalité.
    Production : ZED
    D’après le documentaire « Jeunesses Hitlériennes, l’endoctrinement d’une nation », de David Korn-Brzoza