Galilée, physicien et astronome

Publié le - Mis à jour le 30-01-2014

Galilée est un savant italien du XVIIème siècle : physicien, astronome, mathématicien... Considéré comme le père de la science moderne, il base ses conclusions sur l’expérimentation et non pas sur l’argumentation. Il est en effet habité d’un doute constant sur les affirmations et théories de son époque. Ses découvertes contribuèrent grandement à faire avancer le monde, tant du point de vue scientifique que politico-religieux.

Les découvertes de Galilée

Galilée a réalisé de nombreuses découvertes, tout particulièrement sur le plan de la physique, de la mécanique et des mathématiques. Grâce à sa grande curiosité et à son intelligence, il parvient à créer des expériences lui permettant d’expliquer le fonctionnement des choses qui l’entourent. On lui doit notamment la loi des distances en fonction du carré du temps, les lois du pendule simple, la théorie des corps flottants…

Extrait de Galilée : la naissance d’une étoile de Philippe Tourancheau (CNDP, France 5, 2006).

Mais c’est surtout pour ses travaux en astronomie que Galilée a fait le plus parler de lui. En 1609, il se penche sur une découverte hollandaise, une longue-vue. Il décide alors d’en créer lui-même un modèle plus perfectionné. Celui-ci lui sert pour observer la lune, les planètes et les étoiles. Or, en 1610, c’est en observant l’alignement de Jupiter avec d’autres étoiles qu’il fait une découverte bouleversante. Après plusieurs nuits, il conclut que quelque chose semble tourner autour de Jupiter. Voilà une observation qui remet profondément en cause les théories géocentriques de l’époque.

Extrait de Galilée : la naissance d’une étoile de Philippe Tourancheau (CNDP, France 5, 2006).

La réputation de Galilée

Venise, Florence, Rome… partout où il est passé, Galilée a fait parler de lui. Il gagne admirateurs, mais aussi détracteurs. Par exemple, en 1611, il s’oppose à Ludovico Delle Combe sur une question : pourquoi la glace flotte-t-elle ? Delle Combe, comme tous les aristotéliciens de l’époque, affirme que c’est grâce à sa forme. Galilée, par l’expérience, démontre aux convives que c’est grâce à sa densité. « L’autorité d’un seul homme compétent, qui donne de bonnes raisons et des preuves certaines, vaut mieux que le consentement unanime de ceux qui n’y comprennent rien », dira-t-il. La prévalence de l’expérience sur l’argumentation est admise. Grâce à la « bataille des corps flottants », la réputation de Galilée explose. Malheureusement, certains feront tout pour entraîner sa chute, malgré les soutiens dont il dispose.

Extrait de Galilée : la naissance d’une étoile de Philippe Tourancheau (CNDP, France 5, 2006).

Le procès de Galilée

En 1620, le pape Urbain VIII tente d’aider Galilée en lui proposant de rédiger un ouvrage neutre sur les théories de Ptolémée et celles de Copernic, concernant l’héliocentrisme. Mais Galilée fait du « dialogue sur les deux grands systèmes du monde » un plaidoyer en faveur de Copernic. Les soutiens du scientifique ne peuvent alors plus rien pour lui et il est jugé pour hérésie par le Tribunal de l’Inquisition. Reconnu coupable, il est assigné à résidence jusqu’à son décès en 1642. En 1728, soit presque un siècle après la mort du savant italien, James Bradley prouve la rotation de la terre autour du soleil. À partir de cette date, Galilée, ou du moins sa mémoire, connait un lent retour en grâce dans l’Église. Dans les manuels scolaires, il demeure comme l’un des grands personnages de la science et de l’histoire.

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