La chevalerie, une fonction, une confrérie

Publié le - Mis à jour le 02-06-2016

Evolution d’une fonction

  • Epoque carolingienne - les chevaliers sont des combattants à cheval s’engageant à servir leur seigneur
  • Xe siècle - les chevaliers sont associés aux puissants qui portent les armes, en opposition aux pauvres laïcs ou religieux qui sont désarmés.
  • XIe – XIIIe siècle - les chevaliers ne se caractérisent plus par leur fonction (combattants à cheval) mais par leur rang social. Les termes de noblesse et de chevalier fusionnent sous une double pression : le pouvoir royal réduit l’autorité des châtelains et comtes sur « les hommes qui combattent à cheval», l'Église incite des nobles à se faire adouber chevaliers, idéalisant la fonction comme un combat contre les ennemis de Dieu.

Une confrérie

  • L’adoubement - Issu d’une famille noble, l’enfant reçoit une éducation militaire auprès d’un seigneur. Adolescent, il poursuit son éducation auprès de lui avec des responsabilités élargies, participant aux combats : il est écuyer. Devenu adulte, à l’âge de 21 ans, il peut être « armé chevalier » lors de la cérémonie rituelle de l’adoubement (du mot germanique dubban qui veut dire frapper).
  • L’idéal chevaleresque - Adoubé chevalier, le jeune homme quitte le seigneur qui l’a formé pour une vie d’aventures avant de s’installer socialement par le mariage ou en héritant de la seigneurie de son père s’il est l’aîné. Parmi les aventures, il peut s’engager dans les expéditions lointaines que sont les croisades. Le jeune chevalier doit vivre selon le code de l’honneur chevaleresque :  le « sans peur et sans reproche » exalté dans les chansons de geste. Avec la fin du Moyen Âge et l’avénement des temps modernes, le titre de chevalier perd de son prestige et émerge un nouveau statut social, le courtisan.
percevalPerceval, un chevalier de la Table ronde dans la légende arthurienne, invoquant Dieu et avec un envoyé - Illustration Conte de Graal, Chrétien de Troyes début XIIe siècle. © BnF

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