Les camps de concentration

Publié le - Mis à jour le 13-02-2015

Les premiers camps de concentration furent ouverts en Allemagne même. Par la suite, d'autres camps furent construits dons les pays occupés d'Europe centrale et orientale. Isolés, loin de tout témoin, les prisonniers y étaient traités encore plus brutalement.

Ces camps renfermaient essentiellement des juifs mais aussi des prisonniers politiques, des journalistes, des syndicalistes, des Tziganes, des homosexuels et des Témoins de Jéhovah… Les nazis tenaient des registres dans lesquels figurait le nom de chaque prisonnier, sa date d'arrivée, la raison de sa présence dans le camp, les délits commis, les châtiments infligés, la cause et la date du décès.

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Les prisonniers se voyaient attribuer, à la place de leur nom, un numéro qui était tatoué sur leur avant-bras. Les châtiments étaient inhumains et les détenus pouvaient être abattus au moindre prétexte. La nourriture était rationnée, les hivers rigoureux et les maladies faisaient des ravages. Les prisonniers dormaient dans de gigantesques dortoirs, jusqu'à dix dans le même lit. Nombre d'entre eux étaient utilisés comme cobayes pour des expériences médicales. D'autres étaient conduits dans des usines voisines pour travailler comme esclaves.

 

L'opération n'était pas douloureuse et ne durait pas plus d'une minute, mais elle était traumatisante. Sa signification symbolique était évidente pour tous: c'est un signe indélébile, vous ne sortirez plus d'ici; c'est la marque qu'on imprime sur les esclaves et les bestiaux destinés à l'abattoir, et c'est ce que vous êtes devenus. Vous n'avez plus de nom : ceci est votre nouveau nom. 

Les Naufrages et les Rescapés, Primo Levi

Le tatouage n'était pas une expérience agréable, surtout si on songe au côté primitif de l'appareil utilisé. Il y avait du sang et une vilaine boursouflure après. Mais l'expérience la plus traumatisante, ce fut le rasage du crâne. Je me sentis totalement vulnérable et réduite à moins que rien. Je dus également abandonner mes vêtements, et je me suis retrouvée complètement nue, chauve, avec un numéro sur le bras. En l'espace de quelques minutes, on m‘avait privée de toute trace de dignité humaine et il n'était plus possible de me différencier de tous ceux qui m ‘entouraient.

Anita, Survivante de l'holocauste

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