Episode 3 - Enfer. Apocalypse, la 1ère guerre mondiale

Publié le - Mis à jour le 13-12-2016

1915-1917 : voyage au bout de la mort

Septembre 1915. L'Europe est à feu et à sang.

Au sud, les Italiens sont tenus en échec par les Autrichiens, qui se battent aussi aux côtés des Turcs et des Allemands contre les Russes à l'est. Sur le front ouest, la Première Guerre Mondiale est devenue « la guerre des tranchées ».

Chacun tient ses positions. La guerre d'usure réclame toujours plus d'armes, toujours plus de sacrifices. L'heure des grandes offensives approche. Celle de la révolte également.

Au cœur de la guerre

La guerre s'est enterrée. Cette nouvelle configuration fait primer la défense à l'attaque. Exceptés de rares assauts, le front ne bouge pas.

La misère et le désespoir s'installent des deux côtés.

Dans l'enfer des tranchées

En 1ère ligne, les soldats doivent tenir leurs positions une semaine avant d'être relevés. Enlisés dans la boue, ils vivent parmi les rats et l'odeur des morts, dans le bruit et la fureur.

La vie à l'arrière

Les plus âgés sont affectés spéciaux dans les usines et les bureaux. Les femmes, quant à elles, font tourner l'industrie.

À force de mourir au front, les hommes se font rares. Au Royaume-Uni, il est désormais courant de se marier vite.

 

Une guerre d'équipement

L'effort de guerre est aussi industriel. Pour tenir le front, les soldats doivent être mieux protégés.  La guerre d'usure nécessite de développer de nouvelles armes, toujours plus meurtrières.

Les Allemands à la pointe de la technologie

Ils mettent au point le lance-flammes et de nouveaux obus, les shrapnels, composés de poudre et de billes de plomb qui explosent en l'air.

Contrairement aux alliés, ils ont des casques en acier mieux adaptés à ce type de guerre.Avec l'exploitation du chlore et du gaz moutarde, la guerre chimique a démarré. Pour s'en prémunir, les soldats allemands sont équipés de masques en caoutchouc avec filtre à charbon actif, qui seront copiés par toutes les armées.

Les Alliés ripostent

Les premiers chars d'assaut apparaissent.

Les Français adoptent un nouvel uniforme et développent la DCA pour contrer l'aviation ennemie.

Le temps des grandes offensives

Le 6 décembre 1915, les Alliés se réunissent à Chantilly pour améliorer la coordination de leurs armées et préparer une grande offensive pour l'été 1916. Mais les Allemands les prennent de court en décidant d'attaquer Verdun, ville-clé sur la Meuse, à l'est. Les combats vont atteindre un degré de violence jusque-là inconnu.

La bataille de Verdun

Le 21 février 1916, les Allemands lancent l'assaut.

En une heure, 1 million d'obus s'abattent sur les positions françaises.

Suivant la stratégie défensive du général Pétain, les Français leur opposent une résistance acharnée.

2000 tonnes de munitions sont acheminées chaque jour; 20 millions d'obus seront tirés des deux côtés pendant la bataille de Verdun.

La bataille de la Somme

Le 1er juillet 1916, pour soulager l'armée française qui se bat à Verdun, où les pertes sont lourdes, Français et Britanniques décident d'attaquer les positions allemandes au nord, dans la Somme.

Les moyens sont démesurés.

600.000 hommes et 4000 pièces d'artillerie sont mobilisés.

Le 18 novembre, la bataille prend fin. Les Alliés n'ont avancé que de 10 km au prix d'une hécatombe de plus d'un million de morts pour les deux camps.

Lassitude et mutineries

En 1917, après 3 ans d'une guerre féroce et imprécise, le moral des troupes est au plus bas.

Alors que l'état-major persiste à poursuivre les offensives à outrance, dont le coût humain est considérable par rapport aux gains tactiques, des mutineries éclatent le long du front.

Elles touchent l'ensemble des armées européennes.

Pour en savoir plus sur la Première Guerre mondiale, découvrez en vidéo :

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