Dans l'enfer de Verdun

Publié le - Mis à jour le 13-12-2016

Pendant 10 mois, de février à décembre 1916, l’armée allemande attaque sans relâche 

. La bataille fait près de 700 000 morts.

En attaquant  Verdun, l’état-major allemand ne cherche pas tant à conquérir la ville, qui offre un intérêt stratégique limité, qu’à user l’armée française. Falkenhayn, qui décide de l’offensive, fait un double pari. D’abord, il estime que la France défendra à tout prix Verdun et n’acceptera pas d’abandonner ce symbole de l’identité nationale. Ensuite, il prévoit des pertes allemandes inférieures de moitié à celles des Français. Mais si la France n’accepte pas d’abandonner ce symbole de son identité nationale, en revanche, les pertes allemandes et françaises sont au total presque équivalentes durant la bataille. Verdun est un revers pour l’armée allemande et, surtout, une catastrophe humaine sans précédent.

verdun

Le déroulement de la bataille

21 février 1916 : début de la bataille. Les Allemands ont concentré une puissance de feu exceptionnelle : 1 250 pièces d’artillerie sur un front d’une vingtaine de kilomètres à peine. Certains secteurs reçoivent près de 10 000 obus par heure. Dans les tranchées françaises entièrement détruites s’engage un corps à corps entre les troupes d’assaut allemandes et les poilus.

Février à juin : au prix de pertes très importantes dans les deux camps, les Allemands prennent le bois des Caures, le fort de Douaumont, le Mort- Homme et le fort de Vaux. L’avancée maximale des troupes allemandes ne dépasse pas 5 km.

Mai : le commandement français passe de Pétain, qui a reconstitué une artillerie française sur la rive gauche de la Meuse, à Nivelle. Les dernières offensives allemandes échouent.

Octobre à décembre : les Français reprennent l’initiative et rétablissent une ligne de front proche de celle du début de l’année

Pour combler les pertes énormes (jusqu’à 3 000 hommes par jour), l’état- major est contraint d’instaurer une relève permanente. Presque tous les poilus ont participé à la bataille de Verdun. Une noria incessante de camions les emmène au plus près du front, par la "voie sacrée", la seule route qui relie encore Verdun à l’arrière.

Mai : le commandement français passe de Pétain, qui a reconstitué une artillerie française sur la rive gauche de la Meuse, à Nivelle. Les dernières offensives allemandes échouent.

Octobre à décembre : les Français reprennent l’initiative et rétablissent une ligne de front proche de celle du début de l’année

Le sacrifice des poilus

Pour combler les pertes énormes (jusqu’à 3 000 hommes par jour), l’état- major est contraint d’instaurer une relève permanente. Presque tous 

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