Vers l’égalité des sexes

Publié le - Mis à jour le 10-02-2016

Il a fallu du temps et de nombreux combats pour que soit accepté l’égalité des sexes. Une reconnaissance des droits des femmes qui ne se fait pas contre les hommes, mais avec les hommes.

 

Le sexisme

Dans la loi, les filles et les garçons sont égaux… mais dans la vie de tous les jours, ce n’est pas encore tout à fait le cas. Le sexisme est une attitude qui tend à faire une différence entre l’homme et la femme.

Et cela commence dès que l’on est tout-petit. « Dans les catalogues de jouets, les fabricants proposent toujours des produits bien identifiés. Les filles portent des déguisements de princesses et les garçons de pirates. On ne verra jamais une fille en costume de Zorro », constate l’Observatoire des inégalités. Des clichés qui ont la vie dure et que l’on retrouve dans les magazines et les publicités : l’image de la femme n’est-elle pas souvent associée à la beauté, la minceur, la douceur, la sensibilité, l’obéissance, la cuisine, la maternité… Dans le monde du travail, le sexisme est aussi bien présent.

C’est avec une certaine curiosité que l’on regarde une femme qui se lance dans un métier comme routier, maçon, menuisier, pilote d’avion… « La première pilote militaire date de 1985. À ce jour, elles ne sont que 7 % à être pilote de ligne professionnels », indique l’Observatoire des inégalités.

 

Le féminisme

Des femmes ont cherché à briser toutes ces inégalités.

Au cours de la Révolution française des groupes de femmes, appelées « les tricoteuses » (parce qu’elles tricotaient lors des assemblées), ont réclamé des lois pour le droit à l’instruction des filles et à exercer un métier.

En 1791, Olympe de Gouges rédige une « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». C’est le début d’un combat qu’on nomme « le féminisme ». Mais ces revendications ne sont entendues par les révolutionnaires. Elles sont reprises des années plus tard. Au XIXe siècle, des mouvements féminins plus structurés se créent en France, en Angleterre, aux États-Unis et en Allemagne.

L’objectif : obtenir le droit de vote des femmes. Les Françaises votent pour la première fois le 29 avril 1945. Elles obtiennent de fait des droits politiques et sociaux égaux à ceux des hommes. Des années 1960 à 1970, des mouvements vont se battre pour avoir le droit à la contraception (ensemble de moyens pour éviter d’être enceinte) et à l’avortement (interruption d’une grossesse). Plus récemment, en 2003, le mouvement « Ni putes ni soumises » s’est consacré aux problèmes des femmes dans les banlieues.

La parité

La parité correspond à une égalité parfaite. Dans une entreprise, un gouvernement, etc. on trouve autant de femmes que d’hommes. En France, il aura fallu une loi, votée en l’an 2000, pour obliger les partis politiques à inscrire autant de femmes que d’hommes sur les listes électorales. Mais dans les faits, là encore, cette idée s’applique avec difficulté.

Reste qu’un pays qui ouvre des droits autant aux filles qu’aux garçons offre une société plus juste et plus harmonieuse. Et c’est dès l’école que s'apprend l'égalité entre les sexes, pour que la parité ne soit pas un nouveau combat, mais une évidence.

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