Une alternative possible à la mondialisation ?

Publié le - Mis à jour le 15-02-2016

Absence d’alternative globale crédible

La vigueur de la crise économique de 2009 n’a pas nécessairement ouvert la voie à une autre mondialisation. Les altermondialistes n’ont d’ailleurs pas encore défini ce que pourrait être une alternative crédible. D’autres existent néanmoins, mais à une échelle nationale ou locale.

D’autres mondes sont possibles

Des États, principalement en Amérique latine (Venezuela, Bolivie), ont rompu avec les politiques « néolibérales ». Des communautés alternatives ont également voulu sortir du système économique dominant : les zapatistes au Mexique ou les paysans sans terre au Brésil. D’autres sont à l’origine d’éco-quartiers, d’éco-villages ou de villes en transition dont l’objectif est de réduire la dépendance vis-à-vis du pétrole. Totnes, en Grande-Bretagne, est ainsi depuis 2006 la première ville en transition dans le monde.

Les relocalisations, une tendance limitée

Les pressions en faveur d’une relocalisation des activités dans leur pays d’origine émanent d’hommes politiques favorables au protectionnisme, et de mouvements écologistes ou décroissants. La relocalisation est aussi favorisée par différents facteurs : faible rentabilité, dans certains cas, des délocalisations dans les pays à bas coût de main-d’œuvre, augmentation des salaires dans ces pays ou du prix du pétrole, contrefaçons. Cette tendance, souvent médiatisée, reste cependant limitée.

 

Taxe Tobin : vers une mise en œuvre ?

En 1972, l’économiste américain James Tobin a proposé de taxer les transactions financières à un taux extrêmement réduit. Le volume des opérations concernées est censé compensé le faible taux appliqué. Cette idée a été relancée par les altermondialistes durant les années 1990, puis par les responsables gouvernementaux, notamment en Europe, après la crise de 2009. Ses promoteurs mettent l’accent sur le double bénéfice qu’ils en attendent : réduire les activités spéculatives et collecter des ressources nouvelles.
 

Que veulent les décroissants ?

Le courant des décroissants, qui a un écho certain en France, rassemble les partisans d’une sortie de la société de consommation et d’une mise en cause du productivisme. Ce ne sont pas des adeptes de la récession, mais ils dénoncent les conséquences sur la société et l’individu de l’obsession de la croissance. La décroissance est donc à la fois un programme politique de transformation sociale et un mode de vie personnel alternatif.
 

ALBA, une alternative au libre-échange

L’alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique est une organisation de coopération politique, sociale et économique régionale en rupture avec les credo néolibéraux. Lancée en 2005 par Cuba et le Venezuela, elle compte aujourd’hui huit membres. Elle se présente comme un contre-projet par rapport à la zone de libre-échange des Amériques promue par les États-Unis. Elle est basée sur des principes alternatifs au libre-échange.

 

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