Les réalités de la crise de l'agriculture

Publié le - Mis à jour le 27-07-2017

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Le 20 juillet, le gouvernement a donné le coup d'envoi des états généraux de l'alimentation : le grenelle de l'alimentation. 

Ce qu'Emmanuel Macron, alors candidat, a présenté comme un grenelle de l'alimentation a pour objectif de trouver des solutions pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de justes prix. 

Des chiffres catastrophiques

  • 26,1% : c’est la baisse du revenu moyen d’un agriculteur en 2016 par rapport à 2015
  • L’endettement des agriculteurs français était de 50 000 E en moyenne dans les années 80, en 2012, il a atteint 171 600 E
  • En 2016, l’excédent commercial agricole a perdu un tiers de sa valeur
  • Il y a eu 3 fois plus de suicides d’agriculteurs en 2016 par rapport à 2015

Des disparités

Selon ce qu’ils produisent, les exploitants sont plus ou moins touchés.

L’écart entre le revenu moyen du quart des agriculteurs les plus pauvres, et celui des quarts des agriculteurs les plus riches, est bien plus élevé que dans l’ensemble du secteur privé (un ratio de 3,72 au lieu de 2,96).

La bipolarisation de l’agriculture

Les crises qui touchent le secteur agricole concernent essentiellement le modèle agricole traditionnel basé sur des surfaces d’exploitation moyennes. Les très petites surfaces et les grandes surfaces, elles, se développent.

Le développement des petites surfaces s’inscrit dans la logique du qualitatif : capacité à vite s’adapter aux évolutions des normes de qualité.

Le développement des grandes surfaces s’inscrit dans la logique du quantitatif. L’objectif est d’être compétitif sur le marché mondial, donc être le moins cher possible.

Entre les deux, les entreprises familiales traditionnelles disparaissent  progressivement. 

Contenus : Pierre Silvain
Graphisme : Grégory Rossi et Jonas Nujaym

 

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