Historique du cinéma arabo-musulman

Publié le - Mis à jour le 05-01-2017

Entre 1921 et 1962, plus de cent films de fiction sont tournés en Algérie, haut lieu de l’exotisme. Des réalisateurs de renom y travaillent et des acteurs algériens se font connaître. La guerre d’indépendance donne une nouvelle impulsion au cinéma. La colonisation y est dénoncée.

Entre 1962 et 1970, la guerre de libération reste le sujet principal des films de fiction. C’est à la faveur de la révolution agraire, au début des années 70, que les cinéastes s’attachent davantage au présent. Le reconnaissance sur le plan international vient en 1975, lorsque le film de Mohamed Lekhdar Hamina, Chroniques des années de braises, reçoit la palme d’or à Cannes. Dans le même temps, on assiste à un renouvellement thématique et esthétique sous l’appellation de cinéma nouveau, "al-sinima al-jadid" : Tahia ya didou (1971) de Mohamed Zinet, Omar gatlato (1977) de Merzak Allouache, L’Homme qui regardait par les fenêtres de Sid Ali Mazif, L’Olivier de Bou-l’hilet de Mohamed Azizi, adapté d’un conte de Malek Haddad, et La Nouba des femmes du mont Chénoua de l’écrivain Assia Djebar.

Les années 80 sont difficiles pour le cinéma algérien. Une légère reprise se dessine désormais. Des réalisateurs choisissent de tourner des co-produtions avec l’Italie et la France : Mehdi Charef, Le Thé au harem d’Archimède, 1983 ; Abdelkrim Bahloul, Les sœurs Hamelt, 1996 ; Okacha Touita et Merzak Allouache, qui travaille aussi pour la télévision, Bab el-Oued city, 1994 et Salut cousin, 1996.

D’autres, comme Belkacem Hadjaj, Mohamed Chouikh, Abderahmane Bouguermouth tournent au pays. La thématique de ces films oscille entre la mémoire et l’Algérie d’aujourd’hui.

Source : Livret IMA Exposition
L’Algérie, histoire et culture

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